Aliza Bin-Noun ambassadrice d'Israël en France, Majed Bamya, diplomate palestinien, Vincent Lemire, historien et Emmanuel Navone, professeur de Relations internationales à l'Université de Tel Aviv sont les invités de Nicolas Demorand.

Jerusalem
Jerusalem © Maxppp / Oren Ziv

La reconnaissance de Jérusalem comme capitale d'Israël par Donald Trump va-t-elle mettre un frein définitif au processus de paix entre Israéliens et Palestiniens ? Quelles conséquences cela aura-t-il sur la stabilité de la région ? Vincent Lemire, historien, auteur de Jérusalem : Histoire d'une ville-monde des origines à nos jours (ed Flammarion) revient sur ces questions au micro de Nicolas Demorand, en compagnie de Majed Bamya, diplomate palestinien et d'Emmanuel Navone, professeur de Relations internationales à l'Université de Tel Aviv.

Majed Bamya, diplomate palestinien, estime que le président "Trump prend une décision qui fait le jeu des extrémistes". Les Palestiniens ne vont pas disparaître. Une solution a deux états n'est pas possible sans une Jérusalem protégée.

Trump n'a pas le pouvoir sur Jérusalem

Par ailleurs, le diplomate rappelle que le président Trump n'a pas le pouvoir sur Jérusalem et il estime qu'en prenant la décision de déplacer l'ambassade américaine de Tel Aviv à Jérusalem, "Trump est entré dans l'illégalité". 

"Il fabrique encore plus de désespoir chez les Palestiniens", regrette-t-il. 

De son côté, Aliza Bin-Noun, ambassadrice d'Israël en France, salue la décision de Trump et parle "d'un jour historique".  Pour la diplomate israélienne, "Jérusalem est la capitale du peuple juif depuis 3.000 ans."

193 autres états ne suivent pas cette décision américaine

Le diplomate palestinien souligne que 193 autres états ne suivent pas cette décision américaine et "Ce ne sont pas pour autant, des ennemis d’Israël".  

Majed Bamya est inquiet, "l'extrême droite en Israël, Trump aux Etats-Unis... les pacifistes palestiniens vont finir par se lasser." Le palestinien estime par ailleurs, que les civiles sont les principales victimes quotidiennes de ce conflit. Pourquoi, s'interroge-t-il, ne peut-on pas parler de sanctions lorsqu'il s'agit d'Israël ? 

Les Etats-Unis n'ont, à ses yeux, jamais été impartiaux mais "ils avaient jusqu'ici maintenu les apparences".  Cette attitude américaine n'encourage pas, selon lui, les Israéliens à respecter les lois internationales. 

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