Invité spécial ce matin : La philosophe et féministe est la présidente du Jury du Livre Inter 2017.

Elisabeth Badinter
Elisabeth Badinter © Radio France

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Présidente du Prix du Livre Inter 2017

Elisabeth Badinter : Ce qui m'a convaincue c'est l'aventure, la lecture est mon activité principale et j'aime les livres passionnément. Confronter les avis de grands lecteurs et de voir comment on va arriver in fine à trouver le lauréat m’intéresse énormément. Je me réjouis de vivre cette expérience unique dans la vie.

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Qu'est ce qu'un bon livre ?

Elisabeth Badinter : C 'est un livre qu'on ne quitte plus. Dans ma vie plusieurs livres m'ont passionnée, c'est le livre que vous lisez même en voiture; ça n'est pas raisonnable. Ce sont des livres qui vous chamboulent et dont on se souvient toute sa vie. Aucun autre média ne peut vous donner cela.

Les deux livres : Tanguy, de Michel del Castillo, c'est à lui que je donne d'être devenue une lectrice enragée. Le deuxième livre, c'est "Ainsi soit-elle" de Benoîte Groult

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La France politique toujours macho ?

Elisabeth Badinter : Les députés sont à mon avis plus machos que l'ensemble de la population. Les scènes que l'on voit à l' Assemblée Nationale , quand on voit des lazzis lancés à Cécile Duflot, c'est l'imbecilité profonde de la classe politique masculine "

Affaire Fillon ou affaire Pénélope ?

Elisabeth Badinter : On a l'impression que c'est les deux. Je déteste les chasses à courre, et j'ai le sentiment que c'est le cas ; peut-être parce que je suis la femme d'un avocat. Faisons confiance à la justice, je ne veux pas condamner d'avance. J'ai eu le même sentiment pour Strauss Khan et Baupin et je préfère attendre la justice. Le chasseur c'est l'opinion et les médias. On n'entend jamais des arguments à décharge. Les réponses qu'il donne sont toujours dites nulles et non avenues.

Ce n'est pas un assassinat médiatique non : c'est trop grave. C'est une mise en cause dont on entend parler à chaque heure, sans toujours d'information supplémentaire. La personnalité de Mme Fillon suscite chez moi quelque compassion. C'est terrible ce qui lui arrive. Lui c'est un homme politique, il prend ses responsabilités.

La gauche de Benoît Hamon et la laïcité

Elisabeth Badinter : Cette gauche là n'a pas une conception classique de la laïcité. Mon objectif est de manifester de la solidarité aux femmes qui ne veulent pas se plier aux canons islamiques. Le port du voile ça peut-être une liberté ou un asservissement, c'est ressenti comme cela par beaucoup de femmes. Elles ressentent une forte pression, elles sont persécutées ou harcelées. Je pose une questions : si on ne veut pas faire ramadan, dans certains lieux de France, est ce encore possible ?

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