Bruno Le Maire, ministre de l'Economie et des Finances, est l'invité de Nicolas Demorand à 8h20. Il répond aux questions des auditeurs à partir de 8h40.

Bruno Le Maire, ministre de l'Economie et des Finances, répond aux questions de Nicolas Demorand sur le pouvoir d'achat des Français, la loi Pacte qu'il défend et la réforme de la fonction publique. 

Le ministre de l'Economie a affirmé qu'il n'était "pas inquiet" concernant les plongeons des valeurs boursières sur les marchés ces derniers jours, estimant qu'il était "excessif" de parler de krach boursier. 

A propos des fortes baisses enregistrées lundi et mardi par les places boursières aux Etats-Unis, en Asie et Europe, Bruno Le Maire a répondu qu'il était "excessif" de parler de krach et qu'il n'était "pas inquiet". 

"Il est bon que la réalité à un moment donné reprenne ses droits et qu'il n'y ait pas un écart trop important entre la valorisation boursière des actifs et la réalité de la valeur de ces actifs", a-t-il détaillé, précisant qu'il s'agissait d'une correction "attendue" et "nécessaire". 

Wall Street avait plongé de façon spectaculaire lundi soir. L'onde de choc s'était ensuite propagée aux marchés européens après avoir emporté les places asiatiques.

Sur le problème de la dette en France, le ministre martèle :  "Les taux d'intérêt vont remonter (...) Nous avons anticipé notre trajectoire budgétaire, mais nous devons nous débarrasser de cette dette".

Pour le ministre, un problème persiste dans l'économie française : "Nos entreprises sont trop petites", explique Bruno Le Maire qui insiste sur la nécessité de mettre l'accent sur les formations : "D'ici deux ans, les Français verront que cette politique leur permettra d'être mieux formé, de vivre mieux de leur travail , de faire baisser le chômage de la France, c'est une politique de long terme".

Sur les conséquences économiques des chutes de neige et des inondations :

"Personne n'avait anticipé ces 20 cms de neige [tombés la nuit passée]" explique le ministre, qui avance "10 000 places supplémentaires" allouées cet hiver aux hébergements d'urgence, et "1000 places cette semaine".

Interrogé sur l'accord sur la semaine de 28h passé dans la métallurgie allemande, Bruno Le Maire estime qu'il "n'est absolument pas transposable" en France, et que les situations économiques en France et en Allemagne sont très différentes : 

Bruno Le Maire dit aussi "mener un combat depuis plusieurs années" pour obliger les GAFA à payer leurs impôts en France et en Europe : "Le total de capitalisation [de ces entreprises], c'est plus de 3 fois le PNB de la nation française." 

Ce qui compte c'est que les géants du numérique payent de justes impôts en France et en Europe

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Bruno Le Maire © Radio France / Anne Audigier
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