Les Républicains ont décidé de se ranger derrière François Fillon. Gérard Larcher, président du Sénat et du comité politique LR, est l'invité de Patrick Cohen.

Gérard Larcher en novembre 2016
Gérard Larcher en novembre 2016 © AFP / THOMAS SAMSON

Alors que François Fillon a finalement été conforté dans sa position de candidat de la droite par le comité politique de Les Républicains, son président ( et président du Sénat), Gérard Larcher explique : "Il y avait urgence à prendre une initiative pour faire cesser le pscyhodrame". Pourtant ce dernier avait lui-même incité François Fillon à regarder vers la sortie : "Je lui dit quand il me semblait opportun de cesser cette candidature. Aujourd'hui, il n'y a pas d'autres alternative, il doit porter le projet".

Gérard Larcher qui dénonce aussi un feuilleton judiciaire "géré dans l'émotion", "un emballement médiatique" qui explique "l'incapacité à présenter notre projet".

Concernant la position des Républicains à l'égard de François Fillon, le président du Sénat assure que "le débat était clôt dès [lundi, ndlr] 10h et demi du matin", au lendemain du rassemblement des militants fillonistes place du Trocadéro à Paris.

Nicolas Sarkozy a joué un rôle très positif, il a vraiment essayé de contribué à la fin de la crise qui traversait notre famille politique

Nous étions dans l'émotion

"Il faut qu'on retrouve la raison. On peut dire que François Fillon n'a pas été tout à fait traité comme un justiciable normal : 5 semaines, du parquet financier à la lettre de mise en examen, c'est quand même fort. 19 PV retrouvés dans un journal hebdomadaire paraissant le dimanche matin [Le JDD, NDLR], comme secret de l'instruction, il y a mieux".

Sur les déclarations d'"assassinat politique", faites par François Fillon, à l'annonce de sa mise en examen : "C'est rassurant sur la capacité qu'on a encore d'avoir des émotions, y compris quand on aspire à être président. J'ai eu même droit a mes émotions, je les ai plutôt maîtrisé ces jours derniers".

Après les déclarations de Patrick Stéfanini, directeur de campagne de François Fillon qui vient de démissionner, la question se repose sur la pratique d'emplois de membres de sa famille. Gérard Larcher explique : "au Sénat, le système de gestion [des collaborateurs ] était différent"

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