Eric Vuillard (prix Goncourt) et Olivier Guez (prix Renaudot) sont les invités de Nicolas Demorand à 8h20. Ils répondent aux questions des auditeurs à partir de 8h40 en compagnie de Bernard Pivot, président de l'Académie Goncourt.

Olivier Guez et Eric Vuillard
Olivier Guez et Eric Vuillard © Pierre Le Masson/Maxppp et Eric FEFERBERG/AFP

Comme en écho, le prix Goncourt et le prix Renaudot récompensent cette année des ouvrages très axés sur le nazisme. Le premier, "'L'Ordre du jour", signé Eric Vuillard retrace, comme un documentaire, l'évolution et la montée du nazisme jusqu'à aboutir à la guerre mondiale que l'on a connue. Le second, "La disparition de Josef Mengele" d'Olivier Guez, s'attarde sur l'incarnation du mal absolu qu'a été Josef Mengele, dans sa fuite et son exil en Amérique du Sud après la guerre.

Le prix Goncourt étonne notamment, par la précision historique du récit. Bernard Pivot, président de l'Académie Goncourt, a précisé ce mardi au micro de Nicolas Demorand que c'est aussi et surtout l'écriture d'Eric Vuillard et la manière dont il a construit son récit qui justifiait à son ouvrage l'attribution de son prix.

Comment expliquer cette prolifération toujours si présente des ouvrages construits autour du nazisme ? Eric Vuillard estime que c'est lié au traumatisme de la Seconde Guerre Mondiale et de la Shoah, des événements de notre histoire autour desquels nous avons construit nos cultures modernes.

Olivier Guez, qui lui a choisi de moins parler de la période la guerre, même s'il fait référence aux tortures qu'à fait subir Mengele à ses victimes, a été confronté à un autre schéma, celui de rentrer dans la tête d'un personnage abject, de l'étudier pour le connaître et le raconter. Un processus en trois phases. L'obsession d'abord, puis la compréhension de "l'homme médiocre" qu'était Josef Mengele au marionnettiste, enfin. "Peut-être, explique l'auteur, que j'ai aussi éprouvé à mon tour un plaisir pervers à torturer Mengele".

  • Eric Vuillard, lauréat du prix Goncourt, "L'ordre du jour" aux éditions Actes sud
  • Olivier Guez, lauréat du prix Renaudot, "La disparation de Josef Mengele" aux éditions Grasset
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