La Contrôleure générale des lieux de privation de liberté est l'invitée de Pierre Weill.

Adeline Hazan
Adeline Hazan © Maxppp / Thomas Padilla

Le 1er juillet, le nombre de détenus dans les prisons françaises a atteint un nouveau record avec 69.375 personnes incarcérées pour 58.311 places.

Plus on construira de places de prison, plus elles seront occupées

Pour la contrôleure général des lieux de privation de liberté (CGLPL), invité de France Inter ce lundi matin, "la réponse à la surpopulation carcérale ne réside pas seulement dans la création de places supplémentaires". "Je pense que plus on construira de places de prison, plus elles seront occupées et que ça n'est pas une bonne solution, cette inflation carcérale d'année en année ou de décennie ou décennie".

Adeline Hazan n'est "pas du tout d'accord" avec la droite qui réclame 10.000 à 20.000 places de prison supplémentaires car, explique-t-elle, "l'Histoire a montré que plus on construisait de places, plus elles étaient remplies".

Préférant des "alternatives à la détention", Adeline Hazan a plaidé pour que "la prison soit véritablement, comme la loi l'indique, le dernier recours et qu'à la place de la prison, on tente, en tout cas autant que faire se peut, des aménagements de peine". Elle évoque ainsi la possibilité de proposer des "sursis mise à l'épreuve, des libérations sous contrainte, des contraintes pénales, des obligations qui seraient fixées aux détenus mais à l'extérieur de la prison, avec une surveillance" ou encore un "numerus clausus, un seuil au-delà duquel il ne serait plus possible d'incarcérer".

Selon la contrôleure des prisons, la surpopulation carcérale est responsable de "violences entre détenus, et détenus et surveillants", et est le "terreau d'une forme de radicalisation des esprits au sens large" et ne permet pas le respect du droit au maintien des liens familiaux, du droit au travail ou à la santé.

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