Jean-Yves Le Drian, Ministre de l'Europe et des Affaires étrangères, est l'invité de Nicolas Demorand à 8h20.

Au lendemain de la reconnaissance de Jérusalem comme capitale d'Israël par Donald Trump, le ministre de l'Europe et des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, répond aux questions de Nicolas Demorand sur la crise politique au Liban et sur le rôle de la diplomatie française au Moyen-Orient.

"Cette initiative est contraire au droit international, à l'accumulation des textes des Nations-Unies", estime le Ministre, qui juge aussi que l'initiative de Donald Trump "ne permet pas d'engager un processus de paix"   

Prié de dire s'il craignait une nouvelle "intifada" dans les territoires palestiniens, Jean-Yves Le Drian a répondu : "C'est le risque, je ne la souhaite pas, je pense qu'il faut maintenant que les esprits se calment."

Les États-Unis sont en fait tout seuls, ils se sont isolés sur cette affaire

La France n'a jamais été autant entendue dans le monde, elle peut agir mais ne peut agir seule

Jean-Yves Le Drian, qui explique aussi que des discussions sur la crise israélienne peuvent survenir à Paris  : "Rex Tillerson est à Paris aujourd'hui, Netanyahou est là, on rentre dans une phase où les gens vont se parler, il faut se parler pour éviter l'irréparable".     

Les États-Unis sont nos alliés historiques mais il y a des désaccords que nous affirmons : le climat, l'Iran, et cette situation 'perturbatrice' au Proche-Orient : "Il faut continuer à parler, et la France a dans cette situation un rôle majeur". Une réunion a justement lieu ce vendredi matin sur la crise libanaise : "Nous sommes attentif a l'intégrité/souveraineté du Liban (...) Il faut faire en sorte d'aider le Liban, avec un million et demi de réfugiés venus de partout, (...)que le Liban soit dissocié de toutes les autres crises de la région".

A Ryad, sur la démission du Premier ministre libanais Hariri : que s'est il passé ? "La France ne l'a pas exfiltré, mais "l'a invité" précise Jean-Yves Le Drian. "Il ne faudrait pas, en plus de toutes les crises au Moyen-Orient , que ne s'ajoute une crise libanaise".   

Sur la rencontre Macron-Bouteflika : ils ont échangé "longuement" explique le ministre qui convient que le président algérien est en "parfaitement en forme, mais physiquement il est plus fatigué (...) cela peut arriver à un certain âge". Le président Macron en Algérie a voulu "sortir d'une période" pour "pour ouvrir des voies indispensables de coopération entre la France et l'Algérie", faire en sorte qu''un état d'esprit de confiance règne entre nos deux pays ".

Sur la négociation en cours à Bruxelles pour finaliser le premier volet du Brexit

"Le travail qui a été mené dans la négociation (...) aboutit progressivement au bon sens", a déclaré Jean-Yves Le Drian, "Il n'y avait pas de volonté de notre part, de la part des Européens, d'exclusion de la Grande-Bretagne de toute discussion et de toute négociation", a-t-il ajouté. 

"Par contre, nous souhaitions que soient bien clairement définies les conditions du retrait pour qu'on puisse passer dans une autre phase. C'est ce qu'il va se passer, je l'espère."

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