Nicolas Dupont-Aignan, député de l'Essonne et président de Debout la France, est l'invité de Nicolas Demorand à 8h20. Il répond aux questions des auditeurs à partir de 8h40.

Au lendemain du discours d'Emmanuel Macron en Corse, Nicolas Dupont-Aignan revient au micro de Nicolas Demorand sur l'attitude que doit tenir l'Etat français sur cette question du nationalisme corse, mais aussi sur la police de sécurité du quotidien et le pouvoir d'achat. 

"Le président a eu raison de dire non", explique l'ex-candidat à la présidentielle, "sur la co-officialité de la langue corse ou le statut de résident, qui reviendrait à créer une région identitaire (...) Les nationalistes ne seront pas dupes du refus corse, qui à mon avis est inutile (...)", explique l'ex-candidat à la présidentielle qui estime aussi que "Le statut corse peut entraîner un engrenage de séparatisme". 

Je suis confiant, à condition que l'état soit ferme (...) Macron nous habitué à des postures de fermeté suivies d'actes de mollesse 

"Macron ne résoudra pas le problème économique français"

"Les baisses d'impôts de Macron favorisent les 3000 familles qui l'ont élu", estime Nicolas Dupont-Aignan, qui pense que le président "sert une oligarchie financière". Le député s'apprête sortir un site internet "la vraie facture de Macron" : "Pour les retraités c'est un massacre (...) Macron échouera sur le plan économique car il ne veut pas traiter la question des travailleurs détachés", qui revient, pour le député de l'Essonne à une "fuite de l'emploi vers de nouveaux esclaves"  

Il faut remettre en cause le 'totem Bruxellois'

La France est-elle une puissance stable en Europe : "C'est du pipeau intégral" répond Nicolas Dupont-Aignan, "Macron a juste restauré la fonction présidentielle, mais dans les faits : rien sur la sécurité, sur l'immigration, la PQS c'est rien (...) il y a un décalage entre la propagande et la réalité des français, notamment en milieu rural."

Sur son alliance avec le FN au second tour

"J'ai fait mon choix en conscience car mon programme était plus proche de Mme Le Pen que celui de Mr Macron, chacun avait fait un pas vers l'autre (...) Je devrais expier mon péché, mais non : j'assume mes choix, jamais les électeurs de Debout La France et du FN n'ont été plus proches (...) Les électeurs de Wauquiez réclament une alliance avec le FN."    

Si on ne se réunifie pas, on aura le monopole de Mr Macron éternellement

Le chef de file des républicains a affirmé ne pas vouloir faire alliance avec le FN? "Mr Wauquiez évoluera vers une alliance vers le FN  il faudra construite l'union des patriotes et des Républicains, seule alternative possible."   

À un moment il faut arrêter le folklore et le gaullisme. À Londres, il y avait des gens de partout, des communistes à l'Action Française : quand il y a le feu à la maison, on prend tous les pompiers 

Sur les accusations d'agressions sexuelles dans la classe politique  : "L'omerta dans ce pays a été insupportable, ce que vivent les femmes dans notre pays est insupportable  l'excès est dû au fait qu'on a mis trop longtemps le couvercle sur la marmite, mais la justice doit faire son oeuvre", estime le député en évoquant l'affaire Tron ( qui "sévissait dans l'Essonne").     

A propos des propos tenus sur sa conception de l'accueil d'un migrant ("Je suis un être humain comme un autre [...] J'aide cette personne en lui donnant à manger, en la réconfortant...Et en l'expulsant"), Nicolas Dupont-Aignan enfonce le clou : "J'assume totalement (...) Il va y avoir 1 milliards d'habitants supplémentaires en Afrique dans les 30 ans à venir, donc (...) oui au droit d'asile élémentaire, non aux migrations économiques. Un homme politique doit savoir être humain et ferme"

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Nicolas Dupont-Aignan © Radio France
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