Alexis Corbière, député France Insoumise de Seine-Saint-Denis, est l'invité de Nicolas Demorand à 8h20. Il répond aux questions des auditeurs à partir de 8h40.

Le député de la France insoumise nous donne son avis sur plusieurs grands chantiers de la rentrée ,  notamment depuis l'annonce de la mise en place de ruptures conventionnelles collectives chez le fabriquant de prêt-à-porter Pimkie : 

On rentre dans le dur, depuis le 1er janvier (...) Macron, derrière [son] sourire [sa] jeunesse, c'est un monde vieux

Sur la mise en place de ruptures conventionnelles collectives 

"Quand vous donnez des armes, ne vous étonnez pas que les gens les utilisent (...) On parle de groupes qui font des profits. Vous avez moins de comptes à rendre (...) J'invite les syndicats de ces salariés à refuser ça. Qu'est ce que l'intérêt général gagne au fait qu'on licencie collectivement? Ça coûte cher, ça fait mal, c'est pas bien pour la société"

Des syndicats "plus forts"

Pour Alexis Corbière, la généralisation de la précarité des syndicat explique leur mutation :  "Il faut des syndicats forts", mais le coup porté contre le code du travail aurait dû entraîner une riposte plus unitaire, explique le dépputé France Insoumise qui explique que son parti réfléchit à de "nouveaux fronts" à inventer, et qu'il faut aller vers une mobilisation "tous ensemble" contre "les mauvais coups du gouvernement"

On discute avec des organisations syndicales. Il y a une forme de méfiance, je l'entends  

Sur la critique de l'audiovisuel public

Alexis Corbière rappelle son opposition à la loi prévue par le gouvernement pour enrayer les Fake News : "je suis inquiet, qui décide d'une fake news ou pas?". 

Le députe estime par ailleurs qu'il faut "défendre le service public audiovisuel, mais aussi accepter aussi que le citoyen ait une instance dans laquelle il peut [se faire ] entendre (...) Il ne faut pas avoir peur de ce conseil de déontologie, c'est un outil citoyen".

Sur la provocation pointée du doigt par un auditeur, Alexis Corbière réagit : "Sur la provocation : je l'assume, on est dans une société ou il faut ouvrir les portes à coups de pieds! (...) Vous n'aimez pas le son de ma voix, allez lire [ce que nous écrivons]".

Pas de soutien aux dictateurs

Interpellé par un auditeur syrien qui reproche la position de Jean-Mélenchon à l'égard de Vladimir Poutine, Alexis Corbière se défend : 

Nous ne sommes pas amis avec tous les dictateurs, arrêtez avec ça!

"Nous ne soutenons pas Bachar el Assad (...) Nous ne sommes pas les amis de monsieur Poutine (...) A l'Assemblée, nous avons un accord renforcé avec le Kazaksthan, où il n'y a pas d'élection, où ça torture !".

"Antisémitisme lettré"

Alexis Corbière explique pourquoi il s'oppose fermement à l'intention manifestée par Gallimard de rééditer des textes antisémites : "Il n'y a pas l'antisémitisme populaire qu'on peut condamner, et l'antisémitisme mondain du Quartier Latin, par lequel, parce qu'il y a trois points d'exclamation et trois point de suspension, on doit dire : 'C'est fabuleux!'" 

Si on fait ça, on affaiblit la possibilité de sanctionner d'autres antisémitismes 

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Alexis Corbière © Radio France
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