Stéphane Le Foll est l'invité de Pierre Weill pour évoquer la fin de la législature à l'Assemblée et l'état du Parti socialiste.

 Stéphane Le Foll
Stéphane Le Foll © capture d'écran

Porte-parole du précédent gouvernement et ancien ministre de l'Agriculture, Stéphane Le Foll s'est montré très critique envers le gouvernement d'Emmanuel Macron, au micro de Pierre Weill ce jeudi.

Trois mois après l'élection d'Emmanuel Macron, Stéphane Le Foll a souligné la façon dont le gouvernement communique et rejette la responsabilité sur ses prédécesseurs. Il a regretté les coupes budgétaires annoncées ces dernières semaines. D'autant plus, assure-t-il, que les baisses d'impôts avancées par le nouveau gouvernement s'inscrivent "dans la ligne" de ce qui avait été initié début 2017, lorsque François Hollande terminait son quinquennat.

Le socialiste s'oppose par ailleurs clairement à la décision de supprimer l'ISF, impôt de solidarité sur la fortune, tout en prônant la nécessité d'économiser 4,5 milliards d'euros.

Le député de la Sarthe s'est aussi publiquement opposé cet été à la volonté d'Emmanuel Macron de supprimer un tiers des députés. Il estime que cela aboutirait à un manque de préoccupation et de perception des problématiques locales et donc renforcerait la crise de confiance que traverse actuellement la classe politique française.

Stéphane Le Foll est également revenu sur le débat qui se pose autour de l'opération Sentinelle et assumé les décisions du gouvernement précédent de maintenir les militaires mobilisés depuis l'attentat de Charlie Hebdo. Il l'assure, la présence d'hommes et de femmes armés dans les lieux publics rassure les Français.

Stéphane Le Foll juge que l'Europe n'est pas responsable de l'affaire des œufs contaminés

Celui qui a aussi été ministre de l'Agriculture a dénoncé ce jeudi le manque de transparence des pays à l'origine de la contamination de lots d'œufs et d'ovoproduits au fipronil, un insecticide décrié.

Pour lui, le dysfonctionnement ne vient pas de l'Europe. En revanche, après les déclarations du ministre belge de l'Agriculture, il en appelle aux responsables européens pour sanctionner les pays et les firmes qui ne transmettent pas l'information efficacement et rapidement.

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