Pascal Brice, directeur de l'Ofpra, est l'invité de Nicolas Demorand à 8h20. Il répond aux questions des auditeurs à partir de 8h40.

Pascal Brice analyse les données 2017 de la demande d'asile. Il y a eu 100 000 demandes d’asile enregistrées par l’Ofpra. Ce n’est pas une explosion, ni un afflux brutal ni massif, c’est une augmentation régulière. C’est deux fois moins qu’en Allemagne. 43 000 d’entre elles se sont vues reconnaître une protection. Ceux qui fuient la misère sont déboutés. 

Nous n’avons pas à rougir de cela. 

Depuis 4 ou 5 ans, la France n’a jamais été au cœur de la crise de l’asile en Europe. C’est l’emploi en Allemagne, ou la présence de communautés, qui ont fait que ce pays a été préféré par les réfugiés. 

Ne jamais biaiser avec le droit d'asile

En 2015, lors de la première grande crise des migrants, l’Europe a cherché à les répartir dans les états membres. L’Europe n’a pas été à la hauteur. 

Je regrette qu’on aille pas au bout de la capacité des européens à traiter les demandes à l’arrivée en Italie et en Grèce notamment. 

Pascal Brice note la confusion entre droit d'asile, et politique migratoire. 

Pour Pascal Brice, "Il ne faut jamais biaisé avec le droit d’asile, être à la hauteur de ce que nous sommes. Instruire les demandes dès qu’elles arrivent en Grèce et Italie. Il faut les accueillir dans la dignité, par un Ofpra européen indépendant. Appliquons la convention de Genève". 

Le droit d'asile est régi par la convention de Genève. 

Le délai d’instruction des dossiers par l'Ofpra est de trois mois, mais l’entrée dans la procédure est plus problématique. Chaque jour 400 personnes sont écoutées dans le récit de leur parcours, ce qui permettra de statuer sur leur demande d'asile.

Les invités
L'équipe
Suivre l'émission
Nous contacter
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.