Au lendemain d'un bureau national du PS qui a fixé sa ligne programmatique pour les législatives de juin, le candidat socialiste à la présidentielle est l'invité de Patrick Cohen.

Benoît Hamon le 23 avril 2017 à La Mutualité après le premier tour de l'élection présidentielle
Benoît Hamon le 23 avril 2017 à La Mutualité après le premier tour de l'élection présidentielle © AFP / PHILIPPE LOPEZ

Benoît Hamon : "_Je n' ai aucune hostilité contre Emmanuel Macron je luis souhaite de réussir. Les questions sont lourdes, mais je ne crois pas son projet capable de répondre aux transitions qui nous attendent. J_e suis et serai dans l'opposition. Le nouveau président de la république ne croit plus à la gauche et à la droite,mais je crois que la gauche existe encore."

Benoît Hamon : "Ses choix politiques, qui consistent à croire que si on licencie facilement, on embauchera facilement, cela crée de la pauvreté. Les ordonnances, c'est une forme de déni de démocratie. Commencer par légiférer par ordonnance n'est pas un bon signal."

La campagne pour les législatives

Benoît Hamon :"Je maintiens l'essentiel des marqueurs qui ont fait ma campagne. Un parti aussi grand soit-il ne peut pas enterrer de belles idées. Surtout des idées qui doivent féconder la rénovation de la gauche. Il y a plus de personnes qui adhèrent à mon projet que de gens qui ont voté pour moi. Je veux m'atteler à l'avenir de ses idées."

Benoît Hamon continue de défendre le revenu universel :"Le débat de la campagne a été particulièrement innovant sur le plan social. Le revenu universel c'était la seule idée nouvelle, et le parti socialiste l'enterre."

Création d'un mouvement le 1er juillet

Benoit Hamon annonce que le 1er juillet il lancera un mouvement pour "penser la suite des idées nouvelles". "Il faut que la gauche se régénère, nous avons besoin de cette renaissance là. C'est au mouvement au-delà des partis. Je ne quitte pas le PS".

Manuel Valls, n'aura pas l'investiture d'En marche : "On est dans une fin de cycle. Il y a une forme de faillite morale. Je crois plus aux aurores incertaines qu'à l'opportunisme compulsif de quelques uns"

Un rapprochement avec les Insoumis et Jean-Luc Mélenchon ?

Benoît Hamon : "il y a un scénario crédible qui pourrait réduire la gauche à une poignée de députés ; et la seule parole que l'on entendrait pour entendre la voix des travailleurs ce serait celle du FN. J'appelle à ce que toutes les formations de gauches se parlent. Le PC s'est vu refuser un accord par Jean Luc Mélenchon. Attention la redistribution se fait autour de personnes et non de mouvement. Je respecte les électeurs de Jean Luc Mélenchon mais là aussi tout s'organise autour d'une personne. Il faut que le débat d'idées reprennent le dessus. Je vais continue à marteler que en dehors du rassemblement il n'y a aucune perspective que la gauche pèse; il y a un risque qu'il n'y ait aucun député de gauche. "

Un nouveau mouvement, lancé le premier juillet

L'entretien avec Patrick Cohen

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