Stéphane Le Foll, ancien ministre de l'Agriculture et député "Nouvelle gauche" de la Sarthe, est l'invité de Nicolas Demorand. Il revient sur l'affaire Lactalis, dont des produits contaminés, notamment des laits infantiles, ont été vendus en grande surface.

Stéphane Le Foll
Stéphane Le Foll © AFP / BERTRAND GUAY

Malgré le contenu des rappels de lait contaminé Lactalis, plusieurs enseignes ont continué à vendre les produits. Emmanuel Macron brandit la menace des sanctions. 

"Les gens pensent qu'on pourrait contrôler toutes les entreprises, c'est impossible" estime Stéphane Le Foll, "  un auto-contrôle est nécessaire, la responsabilité des entreprises est engagée". 

"Ici quelque chose n'a pas fonctionné", rappelle l'ex-ministre de l'Agriculture, "sur l'affaire des lasagnes c'était une tromperie, là c'est une question de santé".

Selon Stéphane Le Foll, "il fallait que le ministre s'exprime, en disant 'ça suffit'",  

"Il y a eu un retard que je n'arrive pas à comprendre", explique Stéphane Le Foll, en pointant du doigt les mois de retard qu'a mis Lactalis à réagir. Et de confier : " J'ai été obligé de faire voter une loi pour faire publier les résultats [de Lactalis] et on ne les a toujours pas, ils préfèrent payer des amendes".

Sur la refonte du PS

"L'expérience que j'ai, je peux la mettre au service du parti Socialiste", affirme Stéphane Le Foll, qui rappelle "2018-2020 : on a deux ans pour se redresser". 

La loyauté vis à vis de François Hollande, je considère que c'est une valeur 

Une femme à la tête du PS ? 

"Il faudrait que les instances du parti soient paritaires" explique l'ex-ministre, qui rappelle la priorité : "Il faut permettre au PS d'avoir un poids et une place dans le débat politique".

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