Julien Denormandie, Secrétaire d'Etat auprès du ministre de la Cohésion des territoires, est l'invité de Nicolas Demorand.

Julien Denormandie à l'Assemblée nationale en novembre 2017
Julien Denormandie à l'Assemblée nationale en novembre 2017 © AFP / Patrick KOVARIK

A la veille de la Conférence nationale des territoires, Nicolas Demorand reçoit le secrétaire d'Etat auprès du ministre de la Cohésion des territoires, Julien Denormandie pour se pencher sur les relations entre l'Etat et les collectivités territoriales. 

"Les sujets dont je discuterais sont ceux du numérique, comment accélérer son déploiement", précise le secrétaire d'État : "Quand on travaille main dans la main avec les maires pour apporter du bon débit, les discussions sont constructives".  

Sur la baisse des dotations de l'état : "Pendant des années la confiance s'est délité, souvent les gouvernements précédents ont annoncé des baisses drastiques. Notre méthode est d'être dans le dialogue, de dire ce qu'on fait (...) On ne diminue pas les dotations, on dit 'il faut limiter les dotations de nos dépenses".

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Julien Denormandie explique qu'il faut "agir avec méthode, il ne peut pas y avoir de zone de non-droit en France" : "Nous sommes le pays avec le record européen du nombre d'aéroports".

Sur les passoires thermiques 

Julien Denormandie évoque un chantier de 15 milliards d'euros :  "La principale source de gaz à effets de serre, ce sont les habitations, aujourd'hui il y a un million et demi de passoires en France(…)L'objectif : les diviser par deux". Trois milliards de financement seront mobilisés pour rénover les bailleurs sociaux.

Sur la fin des emplois aidés 

"Deux tiers des emplois aidés, à la fin [du contrat], ne trouvent pas de travail" affirme Julien Denormandie.  "Il faut passer d'une politique d'emploi aidé à une politique de formation professionnelle, on ne les supprime pas, il en reste 200 000, qui doivent aller vers les tissus associatifs, sociaux, de santé, en particulier en milieu rural et dans les outre-mer : "La meilleure protection, c'est la formation professionnelle", dit Denormandie qui affirme que "À Bac+2, 9 personnes sur 10 ont un job".

Sur l'hébergement d'urgence 

" Il faut aller encore plus vite et plus fort dans les places d'hébergements d'urgence " ; Quand à la promesse faite par Emmanuel Macron au mois de juin ("Je ne veux plus personne dans les rues avant la fin de l’année" )

"Comment tenir cette promesse ? À chaque fois que vous rencontrez des personnes dans la rue, il faut être capable de donner une solution. Beaucoup de personnes refusent aussi d'aller en hébergements d'urgence ", explique le secrétaire d'État qui explique aussi passer du temps dans ces dispositifs, assez du moins pour expliquer : "Dans ces hébergements d'urgence, aujourd'hui, il y a 25% de travailleurs pauvres, des gens qui ont le statut de réfugiés, des famuilles qui y vivent depuis 2,3, 4 ans, 13 ans parfois. Il faut leur proposer des solutions vers un logement pérenne (...). Un demandeur d'asile débouté, à terme, doit pouvoir être reconduit dans son pays d'origine".

Sur la désertification commerciale des centres de villes moyennes

"Ce sont les oubliés du développement du territoire de ces dernières années, c'est l'âme de la ville, du village qui finit par disparaître". Deux leviers possible pour y remédier, selon Julien Denormandie : "Réhabiliter les logements en centre-ville, avec des procédures d'urbanisme", et  "1 milliard et demi d'euro pour ce dossier", explique le secrétaire d’État qui veut rénover les logements et se battre pour l'activité économique en centre-ville : " Il ne faut rien lâcher, avoir une approche globale, parler de cohésion. Beaucoup de ces villes-là n'ont même pas l'internet à très haut débit". 

Sur les perspectives de carrière dans sa ville d'origine, de plus en plus contrariées  : "Les cinq dernières années, explique Julien Denormandie, à peu près 500 000 personnes ont refusé un job car il n'avait pas les moyens de se rendre sur le lieu de travail". Pour y remédier, quelques pistes évoquées par le secrétaire d'État, comme rénover les routes, ou améliorer les transports en commun.

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