La journaliste d'investigation Marie-Monique Robin est l'invitée de Nicolas Demorand à 8h20. Elle répond aux questions des auditeurs à partir de 8h40.

Marie-Monique Robin est l'auteur du livre et du documentaire « Le Roundup face à ses juges » (ed. La découverte/Arte) . Depuis plusieurs années l'inquiétude ne cesse de croître quant aux dangers du glyphosate.

"Le glyphosate est un désherbant total", explique Marie-Monique Robin, qui parle de "9000 tonnes de RoundUp utilisées en France, 8000 par les agriculteurs".

"Monsanto, pourtant deux fois condamné en France et aux États-Unis, a dit que [le glyphosate] était non toxique, biodégradable, bon pour l'environnement".

Cet herbicide est à l'origine de l'un des plus grands scandales sanitaires industriels

"Quand vous mangez des aliments contaminés par du glyphosate, vous ingérez un antibiotique", explique Marie-Monique Robin, qui a découvert que la première utilisation du glyphosate, avec un premier brevet délivré en 1964, était de "servir de détergent pour détartrer les chaudières".

Même "une étude menée par Monsanto montre que c'est cancérigène", mais "Ces études sont écartées avec des arguments fallacieux, de fraude scientifique" estime la journaliste.

Il y a beaucoup de lobbying, car ce produit est devenu un modèle agro-industriel

"Je comprends que [les agriculteurs] qui l'utilisent soit inquiets, mais je pense qu'il faut qu'il y ait un électrochoc pour faire une agriculture durable et non chimique".

Le glyphosate est plus dangereux que le reste, car il agit à très faible dose, [ce qui peut conduire à] des cancers du foie

Que faire, demande un auditeur ?: "Il faut acheter moins de viande, et acheter des produits bio, encourager les agriculteurs qui ont des [modes de production] vertueux. Il y en a plein qui sont prêts, explique Marie-Monique Robin, rappelant que c'est "la profession où il y a le plus de suicide, un grand malaise, il faut un gouvernement qui soit prêt".

La journaliste aussi s'est pliée à une étude de panel : "J'avais du glyphosate dans mes urines, comme tout le monde, mais j'étais dans la fourchette basse car je mange bio.

D'après une étude allemande, ceux qui mangent bio sont quatre fois moins imprégnés que les autres

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