Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé, est l'invitée de Nicolas Demorand à 8h20. Elle répond aux questions des auditeurs à partir de 8h40.

Le gouvernement a dévoilé, hier, les grands axes de travail pour mener la réforme des hôpitaux. 

Le gouvernement a dévoilé, hier, les grands axes de travail pour mener la réforme des hôpitaux. 

L'épidémie de rougeole

Après le décès d'une jeune femme de 32 ans à Poitiers, à cause de la rougeole, la ministre dit ne pas avoir d'éléments pour savoir si elle a contracté la maladie à l'hôpital. 

Ce qui est clair avec cette épidémie, c’est que quand la couverture vaccinale est insuffisante, il y a une recrudescence des cas. 

Pour aider au suivi des vaccinations, un carnet électronique sera mis en place en 2018. Beaucoup de vaccins nécessitent 2 ou 3 doses, notamment pour la rougeole. Dans une épidémie de rougeole, il faut s'attendre à 1 décès sur 3000 cas, 1 handicap pour 1500 cas, c’est considérable, et les plus vulnérables pâtissent de ce que la population n’est pas suffisamment couverte. 

Je demande à ceux qui ne sont pas vaccinés de faire un rattrapage

La réforme du système de santé

Hétérogénéité des territoires, difficultés d'accès aux soins, pour Agnès Buzyn, "le système est complexe quand on est bien portant ça va on sait trouver un médecin, mais pas quand on a plusieurs pathologies."

Il faut un système centré autour des patients

Les professionnels souffrent de ce manque de coopération. Il a été demandé aux régions de s'organiser en filière de soins pour apporter un vrai service aux malades qui se sentent trimbaler d’un acteur à un autre. 

Pour lutter contre les déserts médicaux, "on a dès notre arrivée lancé un plan spécifique, très pratique, pour organiser sur chaque territoire des permanences de soins, opérées par des professionnels qui viennent d’autres territoires". 

La France, avec une dépense de 200 milliards d'euros par an pour sa santé, ne parvient pas à être efficace. L'organisation des soins notamment n'est pas optimale.  Il pointe une offre inégale sur le territoire, les personnels sont en grande souffrance et les hôpitaux sont étranglés financièrement. Le déficit en 2017 est estimé à 1,5 milliard d'euros pour les seuls hôpitaux publics.

Au sujet de l'affaire Lactalis, la ministre de la Santé rappelle qu'on est dans le cadre de la répression des fraudes et des contrôles dans l'agroalimentaire. Néammoins elle estime que pour ce genre d'industriels il faut revoir le système de contrôle. 

En tant que ministre de la santé "je rappelle que la consommation de cannabis est néfaste pour la santé et reste contraire à la loi". 

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La ministre des Solidarités et de la Santé Agnès Buzyn doit désormais défendre le plan de réforme des hôpitaux © AFP / ALAIN JOCARD
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