A une semaine du premier tour de la primaire de la droite et du centre, le sénateur François Baroin soutien de Nicolas Sarkozy est l'invité de Patrick Cohen.

François Baroin, sénateur maire de Troyes, ici lors de la présentation du parcours du Tour de France 2017
François Baroin, sénateur maire de Troyes, ici lors de la présentation du parcours du Tour de France 2017 © Maxppp / L'Est Républicain

L'élection de Donald Trump a-t-elle changé la donne en France ? Nicolas Sarkozy s'en est félicité, François Baroin y voit diverses raisons : "Il y a eu une révolte des classes moyennes, une désespérance, une volonté de renverser la table". Nicolas Sarkozy se voit-il en Trump français ? "Je ne pense pas qu'on puisse comparer Trump à qui que ce soit dans la classe politique française... Un milliardaire star de télé-réalité, le seul qui aurait pu correspondre c'est Bernard Tapie dans les années 80". Mais la situation peut, elle, être comparée : "en France aussi la majorité silencieuse, la classe moyenne, est accablée".

François Baroin le promet : il n'est pas une pièce rapportée, mais il a toujours été un soutien de Nicolas Sarkozy, "depuis la guerre Copé / Fillon où le parti a failli mourir". "J'ai beaucoup aimé travaillé avec François Fillon dont j'ai été le ministre. J'ai découvert Nicolas Sarkozy comme président de la République. Je ne fais pas partie de ces ministres du gouvernement qui s'excusent d'avoir été en action."

Nicolas Sarkozy, un ralliement de conviction

D'ailleurs, Nicolas Sarkozy lui-même a changé de cap, assure son soutien. "Il a écrit un livre où il reconnait courageusement un certain nombre d'erreurs". Comme d'avoir fait confiance à Patrick Buisson : "J'ai été l'un des premiers à dénoncer son influence".

Il fait également l'éloge de deux anciens présidents. D'abord Jacques Chirac : "je lui dois mon engagement en politique. Dans le paysage politique, il n'y en a pas deux comme lui". Et aujourd'hui Nicolas Sarkozy : "il a beaucoup appris quand il était chef d'État. Et je partage son diagnostic sur la société française. Sur la question de savoir si nous sommes complémentaires, la réponse est oui".

Jusqu'à le soutenir aussi sur la polémique autour de la "double ration de frites" pour un élève ne mangeant pas de jambon. "C'est une image, un outil de tribune", assure François Baroin. "Cela signifie qu'il n'y a pas de place pour la religion dans ces services".

Sur la crise à i-Télé, François Baroin ne tranche pas, se demandant si c'est "au ministre ou à l'autorité de régulation" de le faire. Nicolas Sarkozy a souhaité qu'il y ait plus de chefs d'entreprise comme Vincent Bolloré. Mais comme patron de presse ? "Il découvre", explique l'ancien ministre. "Il y a ici une dimension privée, on n'est pas sur le service public, on n'est pas sur France Inter".

L'objectif de François Baroin, c'est aussi le rééquilibrage territorial. "On a eu un effondrement de 25 à 28 % de l'investissement public", explique celui qui souhaite aussi que certains services publics soient à nouveau développés, comme l'école, dans certaines petites communes. "La moitié des Français vivent dans des communes de moins de 10.000 habitants". Quant au non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux, "beaucoup de communes l'ont déjà anticipé".

Les invités
L'équipe
Mots-clés :
Suivre l'émission
Nous contacter
  • 0145247000
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.