Le PDG du groupe immobilier Nexity est l'invité de Patrick Cohen, pour évoquer la politique du logement du quinquennat qui s'achève.

Alain Dinin en 2013
Alain Dinin en 2013 © AFP / KENZO TRIBOUILLARD

Interrogé sur le bilan du quinquennat sur l'immobilier, Alain Dinin n'est pas tendre avec l'ancienne ministre du Logement Cécile Duflot. Pour lui, "le bilan après le départ de Cécile Duflot est plutôt bon, tout à coup l'immobilier a refonctionné !" Il estime que l'arrivée de Manuel Valls à Matignon a été du pain bénit pour l'immobilier : "il a aussi été maire d'une grande ville parisienne, il a mis en place les mesures qui devaient l'être." Il assure qu'en 2017, on sera "pas loin des 400.000 logements construits".

Réaction de la principale intéressée, qui dénonce une ficelle un peu trop grosse.

Pour Alain Dinin, les candidats à la présidentielle ne parlent pas suffisamment d'immobilier et d'urbanisme... à part un certain Emmanuel Macron. "Nous serons 20 millions de plus dans les 30 ans qui viennent : on les met où ? On vit ensemble de quelle façon ?"

Sur le plafonnement des loyers à Paris, il n'a selon lui "pas de sens, parce qu'il n'y a de toute façon pas assez de logements". Pourtant, il existe bien des logements vacants dans la capitale et ailleurs. Mais Alain Dinin estime qu'aujourd'hui, "certains propriétaires ont plus intérêt à ne pas louer qu'à louer à un locataire qui ne paie pas".

Enfin, Alain Dinin dénonce la "clause Molière", cette règle qui voudrait que les ouvriers du bâtiment soient obligés de parler français sur les chantiers. "Une grosse bêtise", assure-t-il, estimant que "la seule question, c'est celle de la compétence. En 20 ans à la tête de Nexity, on n'a jamais eu de problème avec nos équipes, qui sont d'origines multiples".

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