Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé, est l'invitée de Nicolas Demorand à 8h20.

Agnès Buzyn annonce au micro de Nicolas Demorand que l'ancien Levothyrox sera disponible dans 15 jours
Agnès Buzyn annonce au micro de Nicolas Demorand que l'ancien Levothyrox sera disponible dans 15 jours © Radio France / capture d'écran

Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé, a accompagné Emmanuel Macron à Saint-Martin. Elle a constaté le risque de dévelopemment de maladies sur place. Quelle est sa feuille de route en cette rentrée compliquée?

Sur les vaccins rendus obligatoires

"Il se trouve que personne ne remet en cause [les vaccins contre] la diphtérie, le tétanos et la polyo, qui sont obligatoires, et 99% des enfants français ont été vaccinés. Il y en a huit de plus, et on voit que ce taux de couverture vaccinale est descendu à 80%".

Si les vaccins contre la diphtérie, le tétanos et la polyo n'était plus obligatoires, le taux de vaccinations diminuerait de 15%, ce qui est inquiétant

"Aujourd'hui l'OMS dit que les épidémies doivent avoir une couverture vaccinale à 95% pour éviter les épidémies", ajoute la ministre.

Aujourd'hui un enfant non-vacciné ne peut pas entrer en collectivité [crèche ou maternelle]

"On ne vaccine pas uniquement son enfant pour le protéger d'une maladie (...) mais aussi pour protéger les autres (...) Quand un médecin prend le temps d'expliquer l'intérêt de la vaccination, les parents adhèrent beaucoup plus (...) La contrainte vise à rendre la confiance".

Sur la polémique du Levothyrox

J'ai demandé que l'ancien Levothyrox soit accessible, et dans un mois, nous aurons une alternative

"J'ai reçu les associations de malades (...) j'ai demandé à ce que l'ancien Levothyrox rende le médicament accessible. Ce sera fait dans 15 jours (...) Dans un mois, il y aura d'autres alternatives, d'autres marques, d'autres médicaments (pas forcément un générique), progressivement (...) sachant que l'ancien Levothyrox devrait disparaitre, le laboratoire ne devrait plus le produire".

Sur la question du suicide assisté

Agnès Buzyn revient sur le témoignage de Anne Bert, atteinte de la maladie de Charcot, qui a rendu publique son intention de mettre -légalement- fin à ses jours en Belgique. A propos de la loi Leonetti, la ministre explique qu'elle s'est longuement entretenue avec la malade et que "cette loi n'est pas encore complètement déployée (...) je souhaite faire une évaluation de la façon dont [elle]était mise en oeuvre dans notre pays (...) les débats sur la bioéthique pourront éventuellement rouvrir le sujet". Dans son intime conviction, "à titre individuel, je le comprends, bien sûr", poursuit-elle.

Il faut qu'une société soit mature pour adopter une certaine loi

Sur le budget du ministère de la Santé

Le budget du ministère de la Santé va augmenter de 11%, précise Agnès Buzyn , essentiellement liée "à la prime d'activité qui va augmenter en 2018, selon une promesse présidentielle,( ...) 50% des dépenses de mon ministère sont liées à des dépenses sociales (...). Je passe en gros de 8 milliard à 9 milliards".

Sur les risques sanitaires engendrés par Irma

Agnès Buzyn explique que les habitants des îles touchées par l'ouragan doivent boire de l'eau potable, distribuées en grande quantité sur les lieux. A Saint-Martin, certains habitants n'écoutent pas les consignes. Tous les médecins de l'île sont en alerte sur les risques sanitaires".

Réponse à la défiance de certains auditeurs de France Inter à l'égard des vaccins faits sur les nourrissons

"Le manque de confiance est lié a ce qui circule sur les réseaux sociaux, explique Agnès Buzyn (...) Il y a eu 10 enfants morts de la rougeole ces dernières années, tous non vaccinés, il y a 2000 cas d'hépatite B aujourd'hui chez nos jeunes, nous sommes le pays ou [cette vaccination] est la moins réalisée des pays industriels. Tout ça a un impact sanitaire majeur".

L'objectif n'est pas de sanctionner (...) Oui, je siffle la fin de la récré : on parle d'un risque sanitaire

"Nous avons a faire à une énorme défiance des Français à l'égard des médicaments, et à la fois, nous sommes le pays qui en consommons le plus en Europe"

"Il y a dans certains vaccins un tout petit peu d'aluminium, nous en mangeons tout les jours, pour l'instant il n'y a aucun risque tout les rapports le prouvent"

Sur la PMA pour toutes les femmes annoncée en 2018

Aujourd'hui il existe une discrimination pour les femmes, selon qu'elles sont mariées à une femme ou à un homme

Sur les violences obstétricales

"Nous avons demandé une étude pour savoir si c'est réel (...) C'est une volonté de l'état de rendre transparente la qualité des soins dans un établissement (...)

Aujourd'hui la qualification ne prend pas vraiment en compte la qualité des actes (...) Il y aura une réflexion sur la question dans les années qui viennent. Ça nécessite un travail rigoureux".

Intervention de la soeur de Vincent Lambert

Pendant la séquence Interactiv', dans laquelle les auditeurs interviennent en direct, la soeur de Vincent Lambert, Marie-Geneviève Lambert, a voulu interpeller la ministre de la Santé.

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