Le président de l'Université de Strasbourg, Michel Deneken, est l'invité de Pierre Weill pour évoquer la rentrée dans l'enseignement supérieur et l'université en France.

Michel Deneken président de l'Université de Strasbourg (Uds) en février 2017
Michel Deneken président de l'Université de Strasbourg (Uds) en février 2017 © Maxppp / Jean-Marc Loos / L'Alsace

L'enseignement supérieur français est-il si mauvais ? Le président de l'université de Strasbourg Michel Deneken a réagi ce mercredi au dernier classement Shanghaï, qui fat force d'autorité dans le milieu universitaire.

La France, qui conserve sa sixième position, n'a pas à rougir du classement estime l'universitaire. Pour lui, face à des universités anglo-saxonnes qui profitent d'un puissant mécénat et pratiquent un recrutement "acharné" et une sélection rigoureuse des étudiants, avec des frais d'inscription élevés, c'est compliqué de se comparer.

D'autant plus, juge Michel Deneken, que le modèle économique de l'enseignement supérieur est "à bout de souffle", tant sur le financement de la recherche que sur la manière dont s'articulent les cursus universitaires pour les étudiants.

En France, le premier vœu des nouveaux bacheliers n'est "jamais l'université"

En France, l'actualité n'est pas tant au niveau de l'enseignement dispensé qu'à l'orientation. Le système Admission Post Bac (APB) est décrié, entre tirage au sort et futurs étudiants qui, à quelques semaines de la rentrée, sont toujours en recherche d'une orientation étudiante.

Michel Deneken s'est félicité, à Strasbourg, d'avoir évité "l'absurdité républicaine" du tirage au sort. Mais devant la déception de certains étudiants et les critiques autour d'APB, le président de l'université de Strasbourg rappelle que les algorithmes du système dépendant aussi des critères demandés par les élèves et leurs familles. Ainsi, ils sont près de 70% à se tourner d'abord vers une filière sélective, de la prépa à l'IUT, avant de se tourner vers une université.

Par exemple, rappelle-t-il, les dossiers pour intégrer un IUT sont sélectifs, avec une forte concurrence qui n'est pas visible dans l'inconscient collectif.

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