Eric Woerth, député LR de l'Oise, est l'invité de Nicolas Demorand à 8h20.

Au lendemain du départ d'Alain Juppé de Les Républicains, Eric Woerth répond aux questions de Nicolas Demorand sur les départs en série du parti, dans la ligne duquel de nombreux membres de poids ne semblent plus se reconnaitre. Il sera également question de la politique économique du gouvernement et de la manière d'incarner une opposition de droite face à la politique menée par Emmanuel Macron.

Sur le départ d’Alain Juppé

"Ça me ne m’a pas tant surpris que cela, c’est comme les répliques en cas de tremblements de terre", estime le député de l'Oise, "On est à la période des vœux donc bonne année aux Républicains, on a besoin d’une opposition en France, intelligente, qui puisse dialoguer avec une majorité".

"Faut quand même laisser le temps à Laurent Wauquiez d’installer l’opposition", poursuit-il, face à une "majorité un peu chewing-gum qui prends des gens un peu partout à droite et à gauche".

Laurent Wauquiez commence à peine le travail de restructuration

Crise idéologique

"Je crois à cette vision d’un grand parti de droite, et pas des partis fractionnés. C’est à leurs leaders de montrer qu’ils ont compris, et qu'ils assument cette globalité (...)On se relève d'une crise importante, il faut cesser ce sport national qui est celui d'attaquer Laurent Wauquiez, matin, midi et soir (...)C'est sûr, c’est plus facile de s’opposer quand c’est François Hollande, quand il n’y a personne à l’Élysée."

Le pragmatisme  n’est pas une vision pour la France

"Je crois au cercle vertueux de la croissance, on aura 2% cette année. Ce n’est pas la croissance d’Emmanuel Macron, c’est dû à un monde qui va mieux et à une Europe aussi. Cette croissance a été utilisée à tort sur la taxe d’habitation, sur l'augmentation massive de la CSG".

Quelle drôle d’idée de réduire le pouvoir d’achat des retraités pour augmenter celui des actifs

Sur l’argent reçu illégalement et de manière anonyme pendant la campagne présidentielle

"Je ne suis pas gêné par ce que j’ai fait, explique Eric Woerth, l’affaire suivra son cours, je suis très détendu là-dessus. Ce n’est pas ténébreux du tout : je fais, de manière générale confiance à la justice".

C'était pas beaucoup d'argent, quelques dizaines de milliers d'euros, j'en ai distribué aux salariés qui avaient beaucoup donné

Et face à la réaction d'auditeurs, qui pointent du doigt la formule utilisée par Eric Woerth parlant de "pas beaucoup d'argent, quelques dizaines de milliers d'euros", le député répond : "J’ai absolument conscience de la valeur de l’argent, bien plus que la plupart de ceux qui me posent ce type de questions, vraiment."

Sur la politique migratoire du gouvernement en place

"Est-ce que Schengen est suffisant ou pas pour protéger les frontières? Probablement non."

Sur le dossier de l'aéroport Notre-Dame-Des-Landes

Alors que la décision sur le maintien de la construction de l'aéroport nantais est attendue avant le 31 janvier, Eric Woerth est catégorique : 

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Éric Woerth au micro de Léa Salamé © Radio France
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