A quelques heures de la nomination du gouvernement d'Edouard Philippe, Premier ministre d'Emmanuel Macron, le secrétaire général de "La République En Marche!" est l'invité du 7/9.

Richard Ferrand, ex-PS, et soutien de la première heure d'Emmanuel Macron
Richard Ferrand, ex-PS, et soutien de la première heure d'Emmanuel Macron © AFP / JOEL SAGET

Après la nomination d'Édouard Philippe au poste de Premier ministre, Richard Ferrand, encarté au PS pendant près de 27 ans, concède qu'il n'aura pas de mal à travailler avec un homme de droite.

Loin d'être une surprise car, avec cette nomination, "Emmanuel Macron a fait ce qu"il a dit", le profil du nouveau Premier ministre correspond, selon Richard Ferrand, au désir de recomposition politique exprimé par les Français.

La nomination d'un homme de droite à Matignon n'est pas une surprise. C'est un choix de fond

"Il y aura un gouvernement qui va ressembler à notre pays, aux couleurs de la France" rappelant que le pays "fracturé" comporte un tiers de ses habitants qui a voté pour Marine Le Pen aux élections présidentielles.

Comment représenter cette "France en colère" au gouvernement? "La diversité, répond Richard Ferrand, que cette Assemblée Nationale ressemble aux Françaises et aux Français".

Sur la volonté du nouveau gouvernement de procéder "par ordonnances"

Emmanuel macron avait déjà affirmé sa volonté de gouverner par ordonnance, ce qui devrait rapidement être mis en place sur le dossier de la Loi Travail initiée par la ministre Myriam El Khomri. A cela, Richard Ferrand ajoute :

Les ordonnances, ce n'est pas quelques chose qui empêche le dialogue social ni les négociations de se tenir

"Le processus démocratique est la ratification par ordonnance qui évite l'enlisement du débat parlementaire, pas toujours la meilleure méthode pour faire avancer les choses".

Sur la disparition voulue du clivage droite-gauche

Cette volonté de recomposition ne va-t-elle pas au contraire renforcer les clivages droite-gauche, alors que le Premier ministre nouvellement investi Édouard Philippe a affirmé dès sa nomination être un homme "de droite"? "Il ne faut surtout pas nier les différences qui existent", estime Richard Ferrand, qui précise : "Ce n'est pas un mariage d'appareil, c'est une convergence sur un projet, une démarche de renouvellement".

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