Le député PS du Finistère est le secrétaire général du mouvement En Marche ! du désormais candidat à la présidentielle : Emmanuel Macron.

Richard Ferrand lors de la conférence de presse de présentation du mouvement "En Marche"
Richard Ferrand lors de la conférence de presse de présentation du mouvement "En Marche" © Maxppp / Thomas Padilla

Militant socialiste depuis 1980, Richard Ferrand assure qu'il le sera toujours... Ce qui ne l'empêche pas de soutenir Emmanuel Macron, en--dehors du parti. "Je ne confonds pas mes convictions, mes idées, et les appareils", explique-t-il. Pour lui, le système actuel des partis ne veut plus dire grand-chose : "Les clivages ont bougé, des rassemblements sont devenus nécessaires. Au sein d'un parti aujourd'hui il y a des gens qui pensent différemment ! Quels points communs entre Manuel Valls et Gérard Filoche ?" Il raconte même que pendant le débat sur la loi Macron (dont il était rapporteur), il a vu "des gens de l'opposition dire : je voterais bien la loi, mais tu sais bien que je ne peux pas le faire". Symbole selon lui de l'absurdité des appareils actuels.

Richard Ferrand ne renie d'ailleurs pas le bilan de François Hollande. "En 2012 j'ai défendu son projet. Puis au fil des années nous n'avons pas assez pris en compte le réel. Et même si la plupart des engagements que nous avons pris en 2012 ont été tenus, une nouvelle page doit s'écrire." En ajoutant : "On demande à toutes les professions du pays d'évoluer, et on voudrait que le système politique actuel n'évolue jamais."

Pour autant, le soutien d'Emmanuel Macron refuse la comparaison avec un autre candidat "anti-système", Donald Trump. "Lorsqu'Emmanuel Macron a créé 'En Marche', le 6 avril à Amiens, Trump personne n'en parlait". Pour lui, sa marque de fabrique c'est de ne pas appliquer de grandes idéologies : "il a le goût de la politique concrète, partir du réel pour trouver des solutions". Notamment sur l'égalité des chances, qui doit selon lui partir de l'école : "où est l'égalité quand dès le CM2, 20 % des enfants rentrent fragilisés dans la vie ? Il faut partout où c'est nécessaire, dédoubler les classes, mettre plus de professeurs."

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