Le sénateur de Paris, secrétaire national du Parti Communiste français, est l'invité de Pierre Weill. Il examine avec les autres sénateurs le projet de loi antiterroriste.

Pierre Laurent, secrétaire national du Parti Communiste - 2016
Pierre Laurent, secrétaire national du Parti Communiste - 2016 © AFP / Jacques Demarthon

Un projet qui inquiète particulièrement Pierre Laurent (mais aussi magistrats, avocats et associations). Les sénateurs ont déposé 65 amendements sur le texte, mais pour lui il faut "combattre le texte dans son ensemble, c'est sa philosophie générale qui nous pose problème"."On est en train progressivement de faire évoluer l'arsenal répressif dans la répression de l'intention" et plus dans la répression d'actes concrets, selon le secrétaire national du PCF.

"On dispose déjà de l'arsenal répressif le plus important d'Europe. Dans le combat contre le terrorisme, tout le monde disait qu'il ne allait pas empiéter sur nos libertés publiques. Aujourd'hui, on utilise cette situation pour justifier une restriction des libertés qui nous inquiète beaucoup." Pour lui, ce projet de loi permet de "pérenniser dans la loi" des mesures qui auraient dû rester exceptionnelles.

La bataille de la loi travail

C'est l'autre combat à venir pour la gauche. Pour Pierre Laurent, le fait que cette future loi soit saluée par le FMI est mauvais signe : "Le FMI est l'un des principaux responsables de la crise actuelle. Leur satisfecit envers Macron est révélateur." Le problème, c'est qu'entre les ordonnances et le faible nombre de députés de gauche à l'Assemblée nationale, il semble difficile de faire trébucher le projet. "Notre bataille n'est pas perdue d'avance, elle éclaire progressivement sur le contenu de la loi Travail. Le président de la République actuel entretient beaucoup de flou. Nous avons un grand travail d'explication, en espérant une large mobilisation en septembre."

Il faudra peut-être aussi réconcilier les différents courants actuels de la gauche, notamment les mouvements de Benoît Hamon et Jean-Luc Mélenchon : "On ne va pas refaire le match, mais j'ai tendance à penser que l'alliance ces deux candidats aurait permis d'arriver au second tour. Maintenant, il faut savoir se rassembler. La diversité entre nous est nécessaire, elle peut être utile pour les forces progressistes dans leur ensemble."

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