Édouard Philippe, Premier ministre récemment nommé par Emmanuel Macron, est l'invité de Patrick Cohen, au lendemain de l'annonce de son gouvernement.

Edouard Philippe
Edouard Philippe © AFP / IRINA KALASHNIKOVA / SPUTNIK

Édouard Philippe explique les "consignes assez claires" donnée par le nouveau président Emmanuel Macron : "parité hommes-femmes, que le gouvernement puisse refléter l'effort de recomposition politique que nous sommes en train de mener". "Associer des personnalités dont l'engagement politique puisse être à droite, à gauche, au centre mais aussi :

Il fallait arriver à cet équilibre, et ce n'est pas un exercice facile

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Sur la place des femmes dans le gouvernement

Le Premier ministre réfute l'idée pour laquelle les femmes pèsent "moins lourd en politique" que les hommes : "Je vois une femme ministre des Armées, ou dans des postes ministériels difficiles, essentiels. Je ne crois pas que ce soit [des postes] exactement simples".

La consigne du non-cumul de mandats

Le maire du Havre explique : "J'expliquerai ma décision samedi matin à mon équipe municipale (...) mais chacun comprend bien que l'effort de redressement qui nous est demandé exige de s'y consacrer à temps plein". Six des ministres sont candidats, et comme le rappelle le Premier ministre :

C'est la tradition républicaine. Un ministre qui est candidats aux élections législatives et qui ne l'emporte pas, il présente sa démission au Premier ministre. Ça a toujours été comme ça, et c'est assez sain

Est-ce un gouvernement pour "faire campagne aux législatives, ou un gouvernement pour durer"? Réponse du nouveau Premier ministre :

Sur la transition écologique, et la participation de Nicolas Hulot au gouvernement

Alors que Pascal Canfin, patron de WWF et proche de Nicolas Hulot explique aussi sur l'antenne de France Inter qu'il "n'imagine pas une seconde que Nicolas Hulot étant entré au gouvernement, Notre-Dame-Des-Landes peut se faire", Édouard Philippe estime que le nouveau ministre de la Transition écologique va peser dans les débats :

Le Premier ministre, ex-salarié de chez Areva "fier d'avoir travaillé dans une grande entreprise française", estime aussi que le programme de transition écologique, notamment sur les questions des énergies renouvelables, sera mis en oeuvre après dialogue et de façon pragmatique :

J'ai été assez fier de travailler chez Areva, je ne m'en excuse pas

Sur le dossier brûlant Notre-Dame-des-Landes, Édouard Philippe temporise prudemment :

Sur la loi de moralisation de la vie publique

C'est le tout premier des chantiers que le président nouvellement élu avait promis : une loi de la moralisation de la vie publique, projet soutenu par les uns (François Bayrou), mais auquel tous ne se plient pas avec la même facilité. C'est le cas d'Édouard Philippe, déjà épinglé par Mediapart pour ne pas avoir voulu répondre aux questions sur le montant de son patrimoine.

Le Premier ministre revient sur cette épisode, concédant la "mauvaise humeur" dont l'avait taxé Edwy Plenel à ce sujet :

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