Le vice-président du Front National est l'invité de Pierre Weill.

Florian Philippot
Florian Philippot © AFP / Bertrand GUAY

Il revient notamment sur l'extension de l'enquête sur des soupçons d'emplois fictifs au Parlement européen à Jean-Luc Mélenchon, suite à une dénonciation de plusieurs eurodéputés par Sophie Montel, du Front national. '"Elle a une nouvelle fois fait le travail que le Parlement européen n'a fait que pour le Front national", assure Florian Philippot, qui assure que les preuves sont là. Depuis, selon lui, "les assistants locaux n'ont pas du tout d'obligation d'être à Strasbourg ou à Bruxelles."

"Ces éléments, tout le monde peut les trouver, ils sont sur Google. On a trouvé des cas d'assistants parlementaires qui ont aussi des fonctions partisanes, ce qui nous est reproché." Un peu réducteur, rappelle une auditrice de France Inter, puisque la justice s'intéresse plus particulièrement à des cas d'emplois fictifs, rémunérés par l'Union européenne. Pour Florian Philippot en revanche, cela montre simplement un acharnement de l'Union européenne "contres les députés eurosceptiques" : "Si on veut que la justice soit respectée, il faut qu'elle soit équitable."

L'avenir du Front national

C'est une autre question importante à l'issue de deux élections où le parti n'a pas fait les scores qu'il espérait. On parle beaucoup cette semaine, notamment, du débat d'entre-deux-tours où Marine Le Pen avait semblé en difficulté face à son adversaire. Mais pour Florian Philippot, il ne faut pas y voir la seule explication de l'échec. "Je ne veux pas qu'on restreigne le débat à un ou deux points", explique-t-il.

Reste que le FN paraît parfois divisé en deux lignes opposées en interne, et notamment sur le rapprochement ou non avec la droite. Laurent Wauquiez, par exemple, peut-il être un allié idéologiquement proche ? "Laurent Wauquiez est un européiste, nous sommes nous souverainistes, ça fait déjà une grosse différence", assure Florian Philippot. Quant à un éventuel départ, ou simplement des désaccords : "je n'ai pas le sentiment que nous allions dans la mauvaise direction au Front national. Nous sommes arrivés au second tour, nous sommes un grand mouvement qui suscite l'adhésion de millions de Français"

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