Christophe Castaner, délégué général de la République en marche, est l'invité de Nicolas Demorand à 8h20. Il répond aux questions des auditeurs à partir de 8h40.

Christophe Castaner a été élu, ce samedi, délégué général de la République en marche. Le mouvement subit de nombreuses critiques de la part de ses adhérents. Comment compte-t-il donner un nouveau souffle au parti? 

"170 000 personnes ont rejoint le mouvement depuis l'élection présidentielle", explique Christophe Castaner. "L'idée, c'est que ce ne soit pas un parti politique, mais un mouvement, que chaque personne soit utile à l'engagement, notion à laquelle je suis attaché" :

"Ce n'est pas seulement préparer une élection, mais être citoyen, se mobiliser pour un chantier archéologique, pour une cause environnementale (...)porter une ambition européenne, ce sont des causes citoyennes que nous pouvons accompagner( ...) Les partis politiques se sont coupés de la base de la France. L'objectif : qu'on ne fasse pas mieux que les autres, mais différemment"

Mon rôle c'est que le sommet du mouvement soit toujours au service de de la base     

Quelle est la ligne de ce parti ? "Les autres partis ont délocalisé la pensée, moi je veux qu'elles soit crée a l'intérieur, je ne veux pas de think tank".

Sur l'ambition européenne : "C'est au niveau national qu'on doit porter cette ambition européenne", explique Christophe Castaner, qui précise que la liste européenne ne sera pas LREM : "On n'a pas vocation à être dans l'entre-soi", on y verra, dit le délégué généra du parti,  'tous ceux qui croit en l'Europe", qui cite Alain Juppé, pour "transformer en profondeur cette europe-là dont on a besoin".

Sur son élection comme délégué général du mouvement LREM

"Je suis un militant, je ne cherche pas à être heureux ni à construire une ambition", explique Christophe Castaner, qui parle de devoir et reconnait qu'"on l'a poussé à y aller": 

Christophe Castaner ne voit pas d'incompatibilité entre ce nouveau rôle "militant" et "bénévole" et son maintien au gouvernement, car "faire de la politique" quand on est ministre, "ce n'est pas un gros mot non plus".  Le nouveau délégué général devrait vraisemblablement quitter le porte-parolat du gouvernement après son élection à la tête de LREM. Mais le flou entoure encore son maintien ou non au poste stratégique de secrétaire d'Etat aux Relations avec le Parlement : "Il y aura dans les heures ou les jours qui viennent un remaniement, dont je pense qu'il sera de faible ampleur".  

Etre chef de parti et rester au gouvernement, ce n'est pas baroque ? "Non, parce que je ne serai pas patron d'un parti et on n'est pas dans une logique de cumul. Je rappelle que c'est un engagement militant, bénévole. Et faire de la politique, quand on est dans un gouvernement, ce n'est pas un gros mot non plus".

Sur la laïcité et les propos tenus par Manuel Valls

"Il y a des mots qui peuvent provoquer de la tension, reconnait Christophe Castaner qui annonce aussi une tribune, dans le Monde daté du jour, écrite sur le sujet par un député LREM : 

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