J-2 avant le premier tour... Emmanuel Macron, à la tête du parti "En marche !", et candidat à la Présidentielle, est l'invité de Patrick Cohen.

Le premier tour de l'élection présidentielle française aura lieu ce dimanche 23 avril 2017. Emmanuel Macron est l'invité de Patrick Cohen
Le premier tour de l'élection présidentielle française aura lieu ce dimanche 23 avril 2017. Emmanuel Macron est l'invité de Patrick Cohen © AFP / Thomas Samson

Emmanuel Macron a réagi à la nouvelle attaque terroriste survenue jeudi soir sur les Champs-Élysées, alors même que les onze candidats à la présidentielle passaient un dernier grand oral télévisé, le dernier avant le premier tour prévu ce dimanche : "Si je suis élu président, la première de mes missions sera de protéger les citoyens", affirme-t-il.

"De grâce n'inventons pas un programme de lutte contre le terrorisme dans la nuit" demande le candidat, qui explique aussi la raison qui l'a poussé à annuler ses derniers rassemblements publics prévus ce jour :

Ses propositions de lutte contre le terrorisme

Le candidat Macron veut surtout renforcer le cadre déjà existant de lutte anti-terroriste :

En revanche, aucune nécessité de reconduire à la frontière des "fichés S", puisque ce fichier est tenu à des tenus "à des fins de renseignement":"Cela tue dans l'oeuf leur finalité même" estime Emmanuel Macron.

Et quand Emmanuel Macron répond à Jean-Pierre Raffarin, qui trouve que le candidat de En Marche! manque d'expérience pour le fauteuil présidentiel, le ton est catégorique :

Je n'ai jamais fait de mon âge un argument

La formation professionnelle comme solution au chômage

Jean-Pierre Raffarin estime que "l'Élysée n'est pas un centre de formation" : justement l'une des mesures-phare d'Emmanuel Macron est celle de la réforme en profondeur de la formation professionnelle, possible voie de sortie de la crise du chômage en France.

"Ce que je propose est similaire au modèle scandinave, qui marche beaucoup mieux que nous", poursuit le candidat. "Ce ne sont plus les cotisations sociales salariales qui financeront [ce système de formation professionnelle] mais la CSG : un gain de pouvoir d'achat pour les travailleurs

C'est fini le temps où, à 25 ans, vous êtes formé pour toute la vie

Selon cette réforme voulue par Emmanuel Macron, tout le monde aura droit au chômage, "mais aussi avec de nouveaux devoirs", qui vont avec des contrôles "légitimes" de Pôle Emploi. "On sort de la logique qui veut que l'indemnisation se fasse en fonction de la durée pendant laquelle vous avez cotisé".

Le premier mois, ce système propose d'entrée de jeu un bilan de compétences. Ensuite, "si vous avez des offres d'emploi qui correspondent à vos compétences, vous pouvez en refuser deux mais pas trois". Emmanuel Macron ne parle pas de mobilité géographique, "je parle dans la région". "S'il n'y a pas d'emploi qui corresponde à vos compétences du moment : l'état investit en vous, et vous reforme pour aller vers des emplois où il y a des demandes" :

Là est le problème, pour le candidat : "On forme des gens déjà des gens bien formés qui sont dans des emplois stables. Donc c'est une réforme d'organisation en profondeur de la formation continue, pour former tous les chômeurs qui ne sont pas qualifiés (...)15 milliards d'euros vont vers les jeunes et les chômeurs de longue durée, quel que soit leur âge. On a aujourd'hui entre 1,5 et 2 millions de chômeurs de longue dont le problème est celui de la qualification".

Le débat de la durée d'indemnisation de la durée du chômage est un vieux débat, inefficace

Sur la réforme du travail et des régimes sociaux

Plus d'autonomie pour l'école publique

"Que font les classes moyennes et supérieurs dès qu'elles en ont les moyens, dans les zones difficiles? Elles sortent leurs enfants de l'école publique, elles les mettent dans le privé. Arrêtons d'être hypocrites deux secondes : elle est là, la vraie concurrence!".

"L'autonomie, ce n'est pas le Far West, ça n'est pas la concurrence dans l'école publique : c'est le ministère de l'éducation nationale qui continuera à dire s'il faut ouvrir une autre école ou pas, et donc s'il faut créer de la concurrence parce que la population qui est là le justifiera. Ca restera un cadre national fixé".

Les chefs d'établissements auront en revanche toute latitude pour recruter l'équipe pédagogique, "construire ce qui va marcher ou pas".

En Seine-Saint-Denis, regardez les chiffres à la rentrée dernière, le taux d'absentéisme des profs atteint des records : on y met des enseignants qui n'ont pas envie d'aller dans ces établissements, qui n'ont pas choisi, qui ne sont pas les mieux formés pour le faire. Ras-le bol de ce système

"Je veux qu'on paye beaucoup mieux les gens qui vont dans les zones les plus en difficulté. Il y aura des gens qui ont envie d'y participer. L'autonomie, c'est la responsabilité"

La vraie concurrence, aujourd'hui elle est avec l'école privée. Moi je veux qu'on réussisse dans l'école publique

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