L'écrivain algérien rassemble dans "Mes Indépendances" (Actes Sud) ses chroniques parues dans Le Quotidien d'Oran. Il y parle de l'Algérie contemporaine, d'identité, de religion.

Kamel Daoud
Kamel Daoud © AFP / Joel Saget

Pour Kamel Daoud, "l'Occident a toujours voulu produire cette image de démocratie, de leadership politique : on en arrive à l'inversement" :

Sur la colonisation

Après la polémique sur les propos tenus par Emmanuel Macron sur la décolonisation, Kamel Daoud est catégorique :

Les excuses de la France sur la colonisation c'est votre problème, c'est une thérapie pour vous

Je ne dévore pas l'actualité, c'est elle qui me dévore

Sur l'islamisme

"Quand on défend on identité, explique l'écrivain, on se croit obligé de défendre une pratique de la confession. On se retrouve avec cette sympathie pour l'islamiste, une confusion, tragique, désastreuse si elle se perpétue"

Si on calcule tous les soulèvements qui ont eu lieu dans le monde arabe, les 5 premiers jours ce sont des jeunes qui occupent les places et font le boulot. Et au 6e jour, toujours, il y a l'islamiste qui débarque et qui dit : 'nous sommes la solution'

"Un citoyen demande des comptes, poursuit Daoud, un croyant ne le fait pas : il est plus facile plus rentable pour une dictature de transformer un citoyen en croyant que l'inverse"

Comment se retrouvent les intellectuels en Algérie, demande une auditrice ? "Il est difficile de se rencontrer, répond l'écrivain, on se voit dans les aéroports, dans les avions, et parfois chez nous. Donc des espaces offshores de résistance existent".

Montrer ses cheveux, mettre une jupe, je pense que c'est beaucoup plus admirable que ce que je fais

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