Praf comme "Plus rien à foutre" : le directeur général de l'institut Ipsos fait état dans son dernier livre d'une désaffection profonde des Français envers la politique.

Le directeur de l'institut IPSOS en 2011
Le directeur de l'institut IPSOS en 2011 © AFP / PATRICK KOVARIK

Brice Teinturier vient d'inventer l'acronyme Praf, pour désigner les électeurs qui n'en ont "plus rien à foutre".

Brice Teinturier : 30% des Français manifestent du dégoût ou de l'indifférence et sans faire de bruit ils se sont éloignés de la politique.

32% des français pensent que d'autres systèmes politiques peuvent être aussi bons que le démocratie.

Retournons aux sources du prafisme

Depuis 2007, Brice Teinturier a repéré une rupture et une forte progression de l'attitude des prafistes.

Brice Teinturier : Avant, il y avait les croyants dans la politique, puis il y a eu les décus de Chirac ou de Jospin. 2007 miracle, l'élection fut revigorante mais après il y a eu le double quinquennat de Sarklozty puis celui de Hollande, une alternance gauche droite dans sa pureté de cristal. Fini les cohabitations. là c'est la décennies de la déception, après la réactivation de l'espoir.

Là est la source du prafisme selon Brice Teinturier.

Où ira le prafiste en 2017 ?

Le parfiste n'est pas un frontiste.

Brice Teinturier : Marine Le Pen et Mélenchon ont le plus de chance de récupérer les prafistes. Un des enjeux de 2017 ce sera la capacité des candidats à livrer la bataille du Praf.

Les sondeurs se remettent-ils en cause ?

Brice Teinturier : "oui on le fait à chaque élection, c'est le métier même. il faut identifier les biais c'est à dire des biais dans l'échantillon. Les gens sont assez cash aujourd'hui, mais nous cherchons à traquer des électeurs qui échappent aux échantillons, donc on "redresse" ces échantillons. Les échantillons sont de plus en plus proches de la réalité. "

Brice Teinturier : Tout n'est pas aussi mauvais que ce que l'on dit. Sur Fillon on a eu les bonnes indications dans la dernière semaine. On a cherché à savoir pourquoi nous avions Fillon à 30% et non à 44% comme ce fut le cas. Donc nous cherchons à améliorer sans cesse.

Brice Teinturier : Ces outils sont imparfaits mais nous permettent de comprendre. Les Français sont volatiles et il y a beaucoup d'enquête d'opinion pour essayer de comprendre. Les sondages sont indispensables.

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