La sénatrice PS de l'Oise et ancienne ministre des familles, de l'enfance et des droits des femmes est l'invitée de Nicolas Demorand.

Laurence Rossignol estime que c’est une lame de fond qui s’est levée en 2017 à partir de l’affaire #Weinstein. Elle note que c’est dans les démocraties que ça se passe. Pour elle, les femmes ont dit stop. Il y aura un après selon elle. 

La solution est plus complexe que la simple égalité. Il y a le poids des traditions patriarcales qui impactent le comportement des hommes et des femmes. Il faut associer la langue, l'image des femmes dans la publicité, les salaires, les discriminations, le conditionnement des petites filles. Elle remarque que dans les rayons de magasins de jouets on a régressé, le "marketing rose" est de plus en plus présent.

Question de Léa Salamé : Comment faire la différence entre le dragueur lourdaud et le prédateur sexuel ? 

Laurence Rossignol : "Pour la première fois ces jours-ci, dans mon parti politique qui se dit féministe, la question se pose de manière politique. Il faut lutter contre le sexisme banal, et contre les infractions pénales".

Comment sortir de la sectorisation des problèmes ? Il faut promouvoir l’égalité,  c’est porter un projet global de transformation de la société.  L’écologie et les droits des femmes sont les deux leviers pour changer le monde selon Laurence Rossignol. 

L’écriture inclusive pour neutraliser la hiérarchie des genres ? 

Laurence Rossignol :  "J’ai été étonnée qu’un premier ministre intervienne par circulaire administrative. Ce  n’était pas son rôle. Cessons d’enseigner que le masculin l’emporte sur le féminin.  Il n’est pas sûr que des enfants à qui on répète cela tous les jours comprennent tous qu'i s'agit d'une règle de grammaire".

La garde alternée

Tous les parents qui la demandent l’obtiennent. Cette proposition est dangereuse selon Laurence Rossignol. La garde alternée suppose que les parents aient réglé leur conflit. Or elle est souvent un enjeu dans le conflit. Ceux qui le veulent doivent pouvoir le faire. Ça accroît la précarité économique des femmes, et pour les très petits, il faut de la stabilité.  

Inquiet, Nicolas Demorand demande s'il faut abolir le jour de carence aboli pour les femmes enceintes. 

Laurence Rossignol : "C’est une bonne idée, il faut étudier. Si elle aboutit on l'appelera 'proposition Demorand'"

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Laurence Rossignol en 2016 © AFP / Yann Bohac / Citizenside
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