Nicolas Demorand échange avec Fethi Benslama autour des questions liées au djihadisme suite aux attentats récents survenus en Espagne.

Fethi Benslama
Fethi Benslama © Getty / Eric Fougere

Le psychanalyste Fethi Benslama a modéré ce mercredi matin les causes mentales dans l'explication des actes terroristes. Au micro de Nicolas Demorand, le professeur de psychopathie réagissait sur les propos tenus hier par le ministère de l'Intérieur selon lequel près d'un tiers des personnes radicalisées étaient victimes de troubles mentaux.

Le psychanalyste a notamment expliqué qu'il souhaitait, comme beaucoup de chercheurs, disposer des données sur lesquelles s'appuie l'Intérieur afin de pouvoir valider ou non ces conclusions.

Selon Fethi Benslama, l'explication psychopathologique n'est pas la bonne. Le spécialiste a distingué trois groupes de personnes qui commettent des actes terroristes : les idéalistes fanatiques, les délinquants et enfin, et en minorité, les personnes atteintes de maladies mentales. "Beaucoup de terroristes ne sont pas fous" rappelle-t-il, balayant au passage la trop grande généralisation des statistiques pour expliquer un phénomène.

Autre travers que regrette le psychanalyste, c'est celui des politiques à identifier une cause comme principal vecteur de radicalisation.

Pour Fethi Benslama, l'explication est plus complexe. Pas de profil type, mais des mécanismes qui entraînent un individu à ne plus refouler, inhiber la violence intrinsèque à tous les êtres humains.

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