Alors que commence ce week-end le festival Solidays, la ville de Paris lance son opération "Paris sans Sida". quels outils et quels espoirs pour endiguer la maladie?

La campagne "Paris sans Sida" de la ville de Paris
La campagne "Paris sans Sida" de la ville de Paris

Jean-François Delfraissy, ancien président de l'ANRS, coprésident de la conférence IAS 2017 (Conférence internationale de recherche sur le Sida à Paris) et Eve Plenel, coordinatrice à la mairie de Paris du plan "Paris sans sida", sont les invités de Patrick Cohen à l'occasion du Festival Solidays à Paris.

La campagne "Paris sans sida" lancée par la ville de Paris
La campagne "Paris sans sida" lancée par la ville de Paris

Paris se lance dans cette opération, qui a pour but zéro contamination par le VIH à partir de 2030 : "Une opération menée en concertation avec d'autres grandes villes du monde, c'est pas seulement le projet de Paris", explique Eve Plenel.

"Il y a des populations-clés plus exposées dans les grands centres urbains", poursuit-elle, en faisant deux constat :

Alors que l'épidémie continue, nous avons en réalité tous les moyens d'y mettre un terme, notamment par l'efficacité du traitement. Les personnes séropositives qui prennent un traitement ne transmettent pas le VIH. Donc on peut briser les chaînes de contamination

Augmenter le dépistage

"En France, explique Eve Plenel, la moitié des nouveaux cas de VIH concerne des hommes homo ou bisexuels, et environs 40% concerne des personnes nées en Afrique Sub-saharienne".

L'enjeu, c'est un rattrapage de personnes qui vivent avec le VIH et qui ne le savent pas encore

La seule solution, pour mettre fin au Sida, c'est le dépistage, l'accès au traitement et le traitement préventif (PrEP)

Les grandes avancées de la lutte contre le Sida

"On envisage désormais un traitement à longue durée d'action, au lieu de prendre un comprimé par jour, on envisage de prendre un traitement toutes les quatre semaines", explique Jean-François Delfraissy, coprésident de la conférence IAS 2017. Ça peut être un outil exceptionnel pour la prévention"

Une personne bien traitée ne transmet plus le virus

"Avec les nouveaux outils biomédicaux, on est à un point clé de l'épidémie : on peut envisager de couper la courbe des nouvelles contaminations", poursuit le scientifique, tandis qu'Eve Plenel explique le paradoxe français : "D'un coté on a un excellent système de prise en charge et d'accès au dépistage, mais avec une stabilité des contamination depuis 10 ans. C'est ça qu"il faut qu'on change d'ici 2020".

La PrEP, une partie des outils de prévention

La PrEP est un nouvel outil de prévention, utilisée chez les personnes séronégatives depuis trois ou quatre ans, qu'on peut utiliser de manière intermittente, aux risques limités selon le Pr Jean-François Delfraissy, qui constate aussi "une augmentation des IST (infection sexuellement transmissibles) dans la communauté homosexuelle". "C'est pour ça qu'on doit porter le message de la PrEP, une avancée majeure".

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