Benoît Hamon, ex-candidat PS à l'élection présidentielle, est l'invité de Marc Fauvelle à 8h20. Il répond aux questions des auditeurs à partir de 8h40.

Le fondateur du "Mouvement du 1er juillet" nous donne sa vision d'une gauche nouvelle, et réagit aussi au phénomène de 'libération de la parole' à propos du harcèlement sexuel. Benoit Hamon explique notamment que la question a été soulevée au sein de sa structure de campagne et qu'une actiond e justice est toujours en cours. "Un fond de solidarité financier" a aussi été créé dans son équipe pour aider les jeunes femmes à aller au bout de ce parcours judiciaire.

Sur la crise en Catalogne

"Saisir l'article 155, estime Benoît Hamon, c'était la pire des choses (...) Renoncer a toutes formes de dialogue démocratique (...) On a raté l'occasion d'un dialogue politique".

Il y a une flamme démocratique, cette raideur constitutionnelle ne m'apparaît pas être la bonne solution

"Moderniser le socialisme"

"Je me considère toujours comme socialiste, mais le socialisme ne s'épanouit plus dans le parti. Il faut regarde d'où vient cette défaite" : 

La social-démocratie s'épuise partout en Europe

"Sur la volonté de nouer une dialogue entre le travail et le capital  : sur cette promesse-là, la social-démocratie n'est plus au rendez-vous".

Moins de travail dans l'avenir

"J'ai au moins un point d'accord avec Macron : sur un monde en mutation, l'importance d'intégrer l'impératif écologique à notre modèle de développement". 

Nous connaissons une raréfaction du travail humain (...) S'il y a  moins de travail, comment le partager? 

On peut garder des fidélités et mettre la gauche au défi de la modernité, sortir des enclos. 

Rapprochement avec la France Insoumise ?

"Nous aurons des occasions de nous retrouver avec Jean-Luc Mélenchon (...) mais le programme de la France Insoumise n'intègre pas les mutations du capital et du travail".

La question du travail est tout sauf une nuance

"Sur l'Europe, je suis favorable à un agenda progressiste commun, je suis pour des listes transnationales européennes".

"Les mesures sur le travail détaché prônées par Emmanuel Macron ne servent à rien"

"Je comprends la philosophie, mais s'arrêter au milieu du gué, ce n'est pas une victoire politique" :    

J'ai quitté le PS car je ne pensais plus être utile dans ce parti-là  : nous n'avons plus de base sociale et populaire (...) 

Le PS n'est pas si original en Europe : il a perdu sa fonction   

"[Quitter le parti] ce n'est pas quitter un navire, c'est une responsabilité vis-à-vis de ceux qui ont voté pour moi aux primaires( ...) Prendre le PS, ça ne m'intéresse pas".   

"Il faudra réduire le temps du travail", insiste Benoît Hamon, expliquant que la place du travail a diminué aussi en chiffres : "Au début du siècle, un salarié travaillait 70% de son temps éveillé, aujourd'hui seulement 16% : la réduction du temps de travail est un processus historique à engager". 

Et l'écologie ?

Aujourd'hui pour Emmanuel Macron, Nicolas Hulot est une marque, il ne tient qu'à lui que ce soit un poids politique

A propos de la présence au gouvernement du ministre de la Transition écologique : "Il reste à démontrer qu"il soit utile [là ou il est] (...) Je lui mets la pression parce que je l'aime bien,...et en plus il a voté pour moi!".

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