Antoine Compagnon, professeur au Collège de France, est l'invité de Nicolas Demorand à 8h20. Il répond aux questions des auditeurs à partir de 8h40.

Antoine Compagnon est partisan de la réforme de l'enseignement supérieur menée par le gouvernement. Quid du nouveau logiciel voué a remplacé APB? Sera-t-il plus humain? 

"C'est une réforme indispensable, qui n'a pas été faite depuis le début du XIXe siècle, rappelle Antoine Compagnon, qui explique que "l'imbrication du secondaire et du supérieur date de la Révolution Française et de 1808, et ensuite à n'a jamais réussi à les décrocher".

La France est un pays de tradition, il est très difficile de la réformer

"C'est devenu grave à partir de la démocratisation de l'université, c'est à dire le début des année 1960", poursuit Antoine Compagnon, professeur au Collège de France : 

"Les IUT, créés en 1966, étaient censé absorber une bonne proportion des bacheliers", raconte Antoine Compagnon. 

Sur le sujet de la propédeutique : "C'était en fait une année de transition entre le secondaire et le supérieur, "en fait une année de sélection, difficile", explique le professeur, "et précisément abolie en 1966". "Une année de classe préparatoire pour l'entrée dans le supérieur, qui a été abolie justement parce qu'elle était sélective".

"Je suis favorable à des licences bi-disciplinaires, poursuit Antoine Compagnon, une formation moins spécialisée. Une formation plus générale autour de l'âge de 20 ans préparerait mieux [les étudiants]".

"L'opinion est mûre, estime-t-il, tout le monde est conscient que le tirage au sort est absurde, tout le monde a vu les chiffres d'échec en 1ere année (...)Le baccalauréat était un concours, il ne marche plus aujourd'hui car il est obtenu par 80% des élèves".

Le baccalauréat est un mythe républicain, comme 'liberté-égalité-fraternité'. Mais il a été une barrière sociale jusqu'à la Libération

Antoine Compagnon serait plus favorable à "quelques épreuves et le dossier scolaire qui compte davantage".

Sur les formations pots-bac

Tout jeune y a droit, estime le professeur, qui prône par exemple le modèle allemand l'apprentissage et estime surtout qu'il faut "Diminuer le poids excessif de la formation intiale, avec un menu plus individualisé dans la formation, adapté au rythme de chacun".

Sur l'ouvrage d'Antoine Compagnon "Les Chiffonniers de Paris" (Ed. Gallimard)

"Je me suis aperçu que si je tirais le fil du chiffonnier , tout le XIXe siècle venait, c'est un livre d'histoire total, c'est l'homme-orchestre du XIXe" : 

Les invités
L'équipe
Suivre l'émission
Nous contacter
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.