Richard Ferrand, secrétaire général d'En Marche!, député du Finistère et fidèle d'Emmanuel Macron, est l'invité de Patrick Cohen.

Richard Ferrand, 2017
Richard Ferrand, 2017 © AFP / Joël Saget

Le secrétaire général d'En Marche! fait d'abord une mise au point sur la soirée du premier tour organisée dans le camp Macron : une soirée dans un restaurant parisien (La Rotonde), qui a fait grincer des dents. Certains y ont vu de l'indécence, et un excès de confiance, au moment où le le Front National accède au second tour de la présidentielle, une nouvelle fois après le choc de 2002. Pour Richard Ferrand, c'est "un casse-croûte", "une réunion amicale devenue un festin" :

Après des mois de travail, on avait droit à une soirée de retrouvailles pour les militants, boire un coup et casser la croûte

Le vrai combat avant le second tour reste de convaincre les électeurs de voter massivement contre le FN, "sorte de racornissement de notre pays" selon Richard Ferrand, et le combat est loin d'être gagné, pour une bonne raison :

Une élection n'est jamais gagnée d'avance

La tentation du ni-ni

Et ceux qui prônent l'abstention, ou la tentation du "ni-ni", tendance qui monte notamment chez les déçus du camp de Jean-Luc Mélenchon ? Richard Ferrand les condamne sans appel :

Face à Marine Le Pen, j'aurais voté pour Jean-Luc Mélenchon, et même pour Francois Fillon

Le candidat du travail

"Emmanuel Macron est le candidat du travail, des classes moyennes" assure Richard Ferrand, mais prône un système de "droits et devoirs" :

Ce que nous proposons, c'est un système républicain, pas libéral

Sur l'éducation

Richard Ferrand assure que le mouvement a travaillé avec "beaucoup d'enseignants" :

Un système scolaire qui produit 20% de nos enfants, qui, au CM2 n'ont pas acquis de savoirs fondamentaux, ça fabrique de l'injustice et de l'échec dans la vie

Les quartiers, avec les classes qui ont le plus de mal, sont connus, repérés. Là est l'urgence : la priorité est qu'il n'y ait pas plus de 12 élèves face à un maître ou une maîtresse au CP et au CE1 pour que les savoirs fondamentaux puissent être acquis dans de bonnes conditions

"Il faut aller au plus près du terrain, nous ne voulons de plus de cette gestion verticale et bureaucratique de l'éducation nationale. Il faut que les professeurs aient droit au chapitre, puisse proposer des choses meilleurs pour les enfants. Ce n'est pas libéral, c'est pragmatique. Qu'ils deviennent les acteurs de leur métier, du terrain".

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