Pierre Mathiot, ancien directeur de Science-po Lille, est l'invité de Nicolas Demorand à 8h20.

Au lendemain de la remise de son rapport présentant des pistes de réformes du baccalauréat, Pierre Mathiot répond aux questions de Nicolas Demorand sur la réorganisation du lycée, la place de l'oral au bac et la manière de mieux préparer les lycéens à l'enseignement supérieur et au monde du travail. 

La première chose que soulève Pierre Mathiot, c'est que le bac n'est pas assez relié à l'enseignement supérieur. "Il y a une totale déconnexion." Il évoque aussi son coût, sa charge mentale, le nombre d'épreuve et leur intérêt pédagogique.

La clef est de constater que 95 % des bacheliers vont dans l'enseignement supérieurs c'est énorme. Il faut que le bac positionne mieux les élèves dans l’enseignement supérieur. "On ne supprime pas le bac, assure plusieurs fois Pierre Mathiot.

La logique est de partir du bac, "qui détermine l'enseignement" et on resserre les épreuves. Pierre Mathiot propose de créer un grand oral "il est important que tous les élèves puissent avoir un exercice ambitieux autour de l'oral".

Au sujet du contrôle continu, trois possibilités sont évoquées :

soit des partiels nationaux et anonymes

-soit, on regarde les bulletins

-soit à mi-chemin entre bulletins et partiels

L'objectif est en tous cas de trouver des solutions afin de faire en sorte que l'on est le bac dans des conditions plus réalistes. "52% des élèves ont le bac avec mentions...IL faudrait peut-être que les moyennes du bac correspondent au niveau réel".

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Pierre Mathiot © AFP / FRANCOIS GUILLOT
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