José Bové est en duplex de Nice où il a appelé la France à "ouvrir ses frontières" aux réfugiés. Il est l'invité de Pierre Weill

José Bové
José Bové © AFP / Aubin Laratte / Citizenside

José Bové appelle la France à "ouvrir ses frontières aux réfugiés". Présent ce lundi à Menton, aux côtés de la police des frontières, il déplore que cent-trente personnes aient été arrêtées à Cannes et renvoyées dans la nuit en Italie "sans avoir pu déposer une demande de droit d’asile en France". Le député européen ajoute : "Il y a des règles de droit qui permettent aux réfugiés de faire des demandes d’asile. Or, elles sont aujourd’hui complètement bafouées."

Il faut faire en sorte que chaque personne qui demande le droit d’asile puisse voir son dossier instruit en France

L’écologiste a ensuite pris la défense de Cédric Herrou, agriculteur militant de Breil-sur-Roya (Apes Maritimes), à la frontière italienne, arrêté une nouvelle fois lundi aux cotés de cent cinquante-six migrants. "Cédric Herrou et l’association Roya Citoyenne ne vont pas chercher les réfugiés. Les gens arrivent d’eux-mêmes. Ils passent par la montagne." Selon José Bové, "les forces de l’ordre présentes dans la vallée s'accordent avec Cédric Herroupour organiser les choses".

Selon José Bové, une meilleure organisation, avec les associations, permettrait d’économiser, de moitié, l’argent investi dans le dispositif policier et militaire. "Les réfugiés passeront la frontière de toutes façons." Il rappelle que la France ne doit accueillir que quelques 30.000 réfugiés. L’Allemagne a fait l’effort d’en accueillir un million et, dit-il, qu’il sache : "Angela Merkel ne va pas perdre les élections parce qu’elle les a accueillis".

L'équipe
Mots-clés :
Suivre l'émission
Nous contacter
  • 0145247000
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.