Le maire de Bordeaux est en tête des intentions de vote pour la primaire à droite; à un mois du premier tour, il est l'invité de Patrick Cohen.

Alain Jupé
Alain Jupé © Radio France / Anne Audigier

Évacuation de la "jungle"

L'ancien Premier ministre rappelle qu'il est allé récemment visiter le site à Calais, et qu'il y a vu "les conditions dans lesquelles les gens vivaient". Pour lui, l'essentiel est toutefois de "s'attaquer aux causes" et en particulier aux accords du Touquet, "qu'il faut dénoncer".

Plus largement, il propose une politique de reconduite à la frontière plus efficace, et une politique d'immigration plus claire, en prenant aussi en compte les chances qu'elle peut apporter.

Colère des policiers

S'il n'approuve pas les manifestations en cours, qui sont le plus souvent illégales, il apporte toutefois son soutien à une profession en difficulté. "J'ai toujours eu beaucoup de respect pour les fonctionnaires et en particulier les fonctionnaires de police".

Il s'indigne également du fait qu'on "attende la fin du quinquennat" pour s'apercevoir des difficultés rencontrées par la police et la justice.

"Prix de la chocolatine"

Pour répondre à la mini-polémique suscitée par la réponse de Jean-François Copé (qui ne connaissait pas le prix d'un pain au chocolat), Alain Juppé défend son concurrent, estimant qu'il peut "parfois y avoir des pièges" dans les questions posées. Mais pour lui, connaître le coût de la vie est tout de même important.

Interrogé sur la situation à i-Télé, il estime également que Vincent Bolloré ne devrait pas avoir tous les droits sur la chaîne d'info, sans toutefois y voir une spécificité.

Droite et centre

Sur la question de la présence ou non de François Bayrou dans un éventuel futur gouvernement, l'ancien Premier ministre s'agace. "Cette espèce d'obsession anti-Bayrou, ça commence à bien faire. On a créé l'UMP pour rassembler, avant qu'elle n'explose après le résultat de 2012". Pour lui, la primaire a bien vocation à rassembler au-delà des frontières traditionnelles de la droite.

Toutefois, il ne précise pas si ces frontières doivent aussi inclure ce qui vient de la droite du parti... Interrogé sur la possibilité de former un gouvernement avec des soutiens actuels de son adversaire Nicolas Sarkozy, qui vise plutôt cette frange de l'électorat, il se contente d'assurer :

Les invités

L'équipe

Mots-clés :
Suivre l'émission
Nous contacter
  • 0145247000
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.