Évacuation des migrants de Calais, fronde des policiers et candidatures à gauche pour 2017: le Premier ministre est l'invité de la matinale.

Manuel Valls
Manuel Valls © Radio France / Anne Audigier

Tourné vers 2017

Manuel Valls a largement consacré cette interview au bilan du quinquennat (presque) passé et à sa vision du quinquennat qu'il espère à venir. "Je veux porter un message de fierté. Il y a des raisons de sortir de la résignation, de la sinistrose." Pour lui, la baisse importante du nombre d'inscrits à Pôle Emploi en septembre est un signe que la politique menée depuis 2012 porte ses fruits. "Il y a 90.000 chômeurs de moins depuis le début de l'année. Nous avons créé 120.000 emplois", assure-t-il.

De là à imaginer une victoire de la gauche en 2017, il n'y a qu'un pas. "Je suis convaincu, contre tous les pronostics, que nous pouvons demain représenter un espoir. Toutes les propositions de la droite ne rencontreront jamais l'adhésion des Français". Avec un risque : "La gauche peut sortir de l'Histoire", assure-t-il.

Les rapports avec François Hollande

Sur le livre de Gérard Davet et Fabrice Lhomme, "Un président ne devrait pas dire ça", Manuel Valls se montre circonspect. "L'exercice du pouvoir, c'est l'intimité, le respect de la confidence, du secret", regrette-t-il. "Ce que j'ai à dire au président de la République, je lui dis directement".

La grogne des policiers

Manuel Valls exprime son soutien aux policiers, qui manifestent parfois en toute illégalité, en assurant qu'il faut "entendre le malaise qu'ils expriment". "La violence et le nombre de leurs missions a augmenté, incontestablement".

Rappelant qu'il rencontre leurs représentants ce mercredi avec François Hollande, il souhaite jouer l'apaisement. Pas question donc d'évoquer de possibles sanctions contre ces manifestants qui ont bravé la loi.

Il réclame "des preuves" sur les relations avec le Qatar

Suite aux révélations de Georges Malbruno et Christian Chesnot sur les relations troubles entre certains politiques français et le riche émirat, Manuel Valls assure qu'il y a "une plainte en diffamation". Et qu'on ne peut pas "jeter de la boue sur les gens" sans apporter de preuves, absentes selon lui.

Notre-Dame-des-Landes, "une évacuation progressive"

"Qui gouverne ? C'est le peuple, c'est lui qui s'est exprimé". Pour Manuel Valls, le référendum sur le projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes a coupé court à toute nouvelle discussion sur le sujet. Un référendum où il a vu une forte participation (51 %) et une majorité large.

Il y aura donc bien, comme il l'avait promis après la proclamation des résultats, une évacuation du site occupé par les zadistes, qu'il dénonce à nouveau.

Enfin, Manuel Valls désapprouve publiquement sa ministre Ségolène Royal, opposée au projet, estimant même que sa position affaiblit l'autorité du gouvernement en la matière.

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