Le candidat de Debout la France est l'invité de Patrick Cohen.

Nicolas Dupont-Aignan, candidat de Debout la France à l'élection présidentielle de 2017
Nicolas Dupont-Aignan, candidat de Debout la France à l'élection présidentielle de 2017 © Maxppp / Ian Langsdon

Le candidat de Debout la France est l'invité de Patrick Cohen. Invité d'abord à réagir à la visite de Marine Le Pen en Russie, il dit pour sa part qu'il "ne serait pas allé voir Vladimir Poutine en période électorale, où la place d'un candidat c'est auprès des Français". Pour Nicolas Dupont-Aignan, ce débat est le signe "qu'encore une fois la campagne aborde de faux sujets". "La seule question qui m'intéresse, c'est d'offrir aux Français un programme pour résoudre leurs problèmes".

Nicolas Dupont-Aignan assure n'avoir jamais parlé du "grand remplacement". "J'ai dit à la lumière des chiffres objectifs de 2016, qu'en détruisant la politique nataliste d'aides aux familles, François Hollande a pris la responsabilité d'affaiblir notre démographie. Quand les flux migratoires deviennent supérieurs à l'excédent de naissance, la population change", explique-t-il.

Ce "changement de population" n'est pas le résultat d'une volonté politique, selon lui, mais de "l'inconscience de beaux esprits qui vivent dans les beaux quartiers et qui ne font jamais accueillir chez eux ceux qu'ils font accueillir par les autres". Il ajoute vouloir s'assurer que la France "ait les moyens d'assimiler ceux qui arrivent sur notre sol". Pour faire face à cette "invasion migratoire", Nicolas Dupont-Aignan propose de contrôler les frontières et d'aider l'Afrique.

Parmi les mesures phare de son programme, figure la proposition de "supprimer pendant cinq ans les aides aux étrangers pour qu'ils contribuent à la collectivité avant de recevoir des prestations", explique le candidat. "Il est temps de changer avant que notre pays parte dans le décor. La priorité absolue c'est de donner un boulot aux enfants de nos banlieues et du monde rural", ajoute-t-il. Sur la crise qui touche la Guyane, il propose de supprimer le droit du sol, ainsi qu'à Mayotte :

Interrogé sur son soutien au professeur Joyeux qui remet en cause certains vaccins, Nicolas Dupont-Aignan détaille : "Le Professeur Joyeux dit que l'industrie pharmaceutique avec la complicité du ministère de la Santé a cessé la production d'un vaccin obligatoire, qu'il faut administrer à nos enfants Diphtérie-Tétanos-Polio. Comme par hasard ce vaccin à 7€, disparu des pharmacies et remplacé par un vaccin à 42€ qui oblige à vacciner avec 6 vaccins notamment l'hépatite B qui n'est pas nécessaire", un vaccin qui selon lui présente des risques médicaux - les analyses infirmant ces risques venant d'après Nicolas Dupont Aignan des "lobbies pharmaceutiques".

Interrogé sur l'évasion fiscale, Nicolas Dupont-Aignan, qui a rédigé un rapport parlementaire sur la question, propose de "rompre les relations avec les pays de l'UE qui se livrent à un véritable pillage, comme le Luxembourg ou l'Irlande, qui ont négocié des accords à 0% pour les grandes entreprises. L'Europe est en train de mourir de ces jeux absolument scandaleux", dit-il, déplorant le fait qu'on "accable d'impôts les PME et les artisans et on exonère d'impôts les multinationales et les travailleurs détachés".

"Mon programme économique, c'est la relocalisation : diviser par deux l'impôt sur les sociétés, uniquement pour les entreprises qui investissent dans le pays".

"Macron serait le pire président pour la France"

Nicolas Dupont-Aignan prévoit "de récupérer 20 milliards d'euros sur la fraude à la TVA, que d'autres pays ont réussi à éradiquer". Il dénonce une Europe qui selon lui "joue contre les peuples, contre l'emploi et qui nourrit la misère". Et pour lui, "Monsieur Macron serait le pire président pour la France, ce serait le petit télégraphiste du système bancaire qui nous tue. La loi travail qu'il a imposée, ce n'est rien à côté de ce qu'il prépare".

"Je dis aux Français, n'écoutez pas les sondages et rejoignez-moi, car on peut y arriver".

Interrogé sur son programme agricole, Nicolas Dupont-Aignan déclare : "Il y a un lien très clair entre un syndicat majoritaire qui a pris son pouvoir au ministère de l'Agriculture, et de l'autre côté de décisions européennes délirantes comme la suppression des quotas laitiers. Si vous voulez préserver le modèle d'une agriculture de terroir, il faut restaurer des barrières. C'est ce qu'avait initié le général de Gaulle avec la PAC premier régime, qui avait une préférence communautaire", explique-t-il.

Pour Nicolas Dupont-Aignan, "trois candidats peuvent nous débarrasser de ce qui tue la France à petits feux, madame Le Pen, monsieur Mélenchon et moi-même. Je suis le plus à même de mettre en œuvre un programme sérieux et de rassembler les Français". Alors qu'il reste quatre semaines avant l'élection, il assure pouvoir être la surprise et éviter un second tour Macron-Le Pen.

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