Le député LREM François de Rugy, ancien écologiste, vient d'être élu président de l'Assemblée nationale.

François de Rugy - 2015
François de Rugy - 2015 © AFP / Joël Saget

On y attendait une femme, mais c'est le député LREM François de Rugy qui a finalement hérité du "perchoir" à l'Assemblée : ce dernier explique qu'il remettra sa place en jeu d'ici deux ans et demi, à mi-mandat, avec "une nouvelle répartition des responsabilités".

Pour laisser la place à une femme ? : "Je pense que ce sera la logique, à ce moment-là, explique l'ancien député EELV.

Je veux être un président aux côtés des députés

"Dans mon parcours, dans la durée, il y a une cohérence, dans le temps, des engagements et des choix" estime François de Rugy, qui a tourné la page du parti EELV en 2015.

Celui qui s'est aussi présenté comme candidat lors de la primaire de gauche à l'automne 2016 explique : "Lors de la primaire de gauche, j'ai défendu des idées proches de celles d'Emmanuel Macron (...) J'avais essayé de la convaincre, sans succès, de se présenter dans cette primaire. Je me reconnais dans son projet présidentiel". François de Rugy justifie ainsi son refus de soutenir Benoit Hamon, alors vainqueur de la primaire de gauche :

J'ai préféré la logique de la cohérence des idées pour mon pays plutôt que l'obéissance à un parti (...) Le divorce avec Benoit Hamon était clair et net (...) Avec Emmanuel Macron, on partage une vision commune de l'avenir

Sur les "provocations" des députés France Insoumise et Front National

Alors que les députés FI et FN ne se sont pas levés pour saluer la nomination du nouveau président de l'Assemblée Nationale, François de Rugy estime que "l'Assemblée Nationale donne très souvent une très mauvaise image d'elle-même, l'impression que c'est une mauvaise cour d'école. Il faut changer ça".

François de Rugy veut notamment revenir sur la question du système de retraite des parlementaires ("qu'il faut caler sur le régime général"), la question des frais de mandat "sur lesquels il faut faire la transparence" :

Sur l'immunité parlementaire

"C'est un sujet sur la table des réformes à mener (...) Mais il faut bien en mesurer les effets (...) L'immunité parlementaire ne concerne pas les crimes et ne concerne que les mesures dites privatives de liberté".

"Cela arrive mais c'est rare", poursuit François de Rugy " des députés refusent une garde à vue et font état de leur immunité parlementaire. Dans ces cas-là, l'Assemblée lève l'immunité. Mais dans la plupart des cas, "les procédures se font sans que les députés doivent invoquer l'immunité par avance".

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