Au lendemain du second tour de la primaire à droite, nos invités : Edouard Philippe (porte-parole d'Alain Juppé) et Gérald Darmanin (ex directeur de campagne de Nicolas Sarkozy)

Second tour de scrutin pour la primaire de la droite et du centre
Second tour de scrutin pour la primaire de la droite et du centre © AFP / GEORGES GOBET

La défaite d'Alain Juppé, une page qui se tourne avec philosophie, pour Edouard Philippe : "C'est un métier dans lequel les bas succèdent aux hauts. Si vous n'aimez pas perdre, il ne faut pas faire de politique." Il l'explique par la focalisation sur le duel annoncé Sarkozy / Juppé mais aussi par le fonctionnement même de la primaire, "un accélérateur de tendance".

Pour Gérald Darmanin, Alain Juppé a aussi perdu parce que trop au centre. "La phrase de François Mitterrand s'applique pleinement : le centre, c'est comme le Triangle des Bermudes, quand on y entre on n'en sort pas".

Mais les deux hommes s'accordent sur le fait que cette primaire est désormais derrière eux. "François Fillon en sort avec une nouvelle légitimité, il doit désormais toucher de plus en plus d'électeurs pendant cinq mois", explique Gérald Darmanin. Edouard Philippe se réjouit également de cette victoire nette : "quand je vois le niveau de division à gauche, au moins à droite il y a une dynamique de l'union." D'ailleurs il rappelle que "tous ceux qui se sont engagés dans la primaire se sont aussi engagés à soutenir celui qui gagnait". Ce qu'Alain Juppé a fait "deux fois" dans la soirée de dimanche.

Et après ?

Le plus complexe désormais va être de développer et de faire de la "pédagogie" autour du futur programme présidentiel de François Fillon. Edouard Philippe regrette d'ailleurs que "beaucoup de Français aujourd'hui ne comprennent pas l'intérêt de certaines mesures". Pour Gérald Darmanin, la victoire de François Fillon change aussi le centre de gravité de la campagne à venir : "on va passer d'une question autour de l'identité [pendant la primaire] à une question autour du modèle social".

Les deux regrettent aussi que certains thèmes aient été sous-traités y compris pendant les débats : "il y a des thèmes qui sont passés à l'as", explique Edouard Philippe, qui pense notamment à l'Europe, à l'écologie ou à la relation avec l'Allemagne, "un sujet fondamental pour le futur président". Ce n'est sans doute que partie remise...

Gérald Darmanin et Edouard Philippe répondent aux questions des auditeurs

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