Olivier Schrameck, président du CSA, est l'invité de Nicolas Demorand à 8h20. Il répond aux questions des auditeurs à partir de 8h40.

Le Conseil supérieur de l'audiovisuel va être chargé d'encadrer la pornographie sur les réseaux sociaux. L'institution est-elle prête? La régulation des contenus sur internet est-elle possible? 

Face à Apple et Youtube, Facebook, quel est le pouvoir du CSA ?

Le CSA applique le droit souple,  avec un dialogue avec les éditeurs, explique Olivier Schrameck. 

Les smartphones ? comment faire ?  demande Nicolas Demorand à plusieurs reprises. 

Peu  importe le moyen de diffusion selon Olivier Schrameck, c’est le contenu qui compte. 

Olivier Schrameck : On exerce le pouvoir à l’égard d’opérateurs dits traditionnels. L’initiative du président de la République tend à ce que notre rôle s’exerce sur ces nouveaux opérateurs. Nous avons des méthodes qui peuvent servir de référence, comme la régulation participative, ou la co-régulation. 

Le CSA n’est pas big brother. Ce que nous souhaitons c’est que le législateur nous fixe les méthodes et les conditions de nos interventions. Nous intervenons dans le cadre de la loi. Il faudra une modification substantielle de la loi pour ouvrir ce champ de contrôle. Sans l’appui des citoyens le CSA ne pourra pas de lui-même tout son rôle. 

Les coupes budgétairse imposées à l'audiovisuel public

Pourquoi faire porter les coupes budgétaires précisément sur le reportage magazine et d’investigation à France Télévision ? 

Olivier Schrameck convient que l’information et l’investigation sont au cœur de la mission du service public.  

Le reportage de qualité est une mission essentielle du service public de l’audiovisuel.

Revenant sur la crise qui a provoqué le licenciement des journalistes d'I Télé, Olivier Schrameck indique qu'il a été heurté à titre personnel et remarque que "C’est la premièire fois dans l’histoire de la presse en France qu’on a procédé à une affaire de cette nature". 

L'arrivée de Russia Today en France

"En 2015 la loi ne me permettait pas de refuser cette autorisation ; nous étions inquiets ; nous avons fait des enquêtes. L’article qui garantit indépendance par rapport aux actionnaires a été renforcé. Si le comité d'éthique exigé par le CSA  n’est pas constitué nous prendrons des mesures. Comme pour tout autre éditeur nous ferons des avertissements, puis la procédure de sanctions s'engagerait", explique Olivier Schrameck.

Un dirigeant de l'audiovisuel public peut-il rester en poste s'il est condamné par la justice ?

La question concerne particulièrement Radio France puisque son président Mathieu Gallet attend une décision de justice en janvier prochain. Le parquet de Créteil a réclamé jeudi 18 mois de prison avec sursis à l'encontre de Mathieu Gallet, soupçonné d'avoir favorisé lorsqu'il dirigeait l'Institut national de l'audiovisuel (INA) certaines sociétés de conseil. 

Pour Olivier Schrameck, si la question se posait ce serait délibéré par le CSA. La loi ne comporte aucun critère précis. 

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Olivier Schrameck, Président du CSA - 2015 © AFP / Bertrand Guay
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