L'économiste et soutien de Benoît Hamon pendant la campagne présidentielle réagit au micro de Nicolas Demorand sur la politique économique d'Emmanuel Macron.

Daniel Cohen
Daniel Cohen © Maxppp / Vincent Isore

Deux jours après la présentation du plan de loi finances pour 2018, l'économiste Daniel Cohen réagit ce vendredi sur les directions prises par le gouvernement d'Édouard Philippe quant à la politique économique de la France.

Sur le Travail, Daniel Cohen, qui avait soutenu Benoît Hamon pendant la campagne électorale, estime qu'il y a eu un raté. D'un côté, l'État parvient à réformer les Prud'Hommes en instaurant un barème plus cadré pour les indemnités prud'hommales. De l'autre, l'économiste regrette qu'il n'y ait pas eu de remise à plat des contrats précaires. "Pourquoi ne pas supprimer les CDD", lance-t-il au micro de Nicolas Demorand, maintenant que l'on sait précisément "combien ça coûte" de rompre un CDI.

L'autre totem de la France, l'autre emblème auquel la droite s'est heurtée par le passé et sur lequel Emmanuel Macron est revenu sans difficultés, c'est la réforme de l'ISF. Un changement radical masqué par d'autres mesures qui concentrent les protestations des Français, estime l'économiste qui salue la stratégie du gouvernement : "Bravo l'artiste, en quelque sorte".

Daniel Cohen a enfin balayé la théorie issue de Ronald Reagan selon laquelle le ruissellement bénéficie à tous. Cette théorie veut qu'en enrichissant les classes les plus riches, cela profite à tous. Une situation qui ne se vérifie pas, affirme l'économiste.

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