Jean Quatremer, correspondant du quotidien Libération à Bruxelles depuis 25 ans, publie "Les salauds de l'Europe : guide à l'usage des eurosceptiques".

Jean Quatremer , 2013
Jean Quatremer , 2013 © Getty / Eric Fougere

Jean Quatremer couvre l'actualité européenne pour le journal Libération depuis plus de 25 ans. Son ouvrage sort le jour effectif du Brexit, et ses premières pages évoquent carrément une "farce démocratique", un "astre mort".

"L'idée était de reprendre un programme europhobe eurosceptique, mais bien articulé, puisque je connais bien la machine de l'intérieur, je peux la démonter".

A Bruxelles, je suis considéré comme un souverainiste franchouillard, et à Paris comme un hystérique du fédéralisme

La raison de ces dysfonctionnements? Elle est simple, explique le journaliste : "Tout ce qui dysfonctionne au niveau des états se retrouve à Bruxelles" :

La plupart des députés européens sont des recasés de la politique nationale

Sur une disparition de l'euro

Pour cette solution, préconisée notamment par le Front National, Quatremer est formel : "Pour les épargnants, si on revenait au franc, vu l'état de l'économie française, les Français seraient massivement attaqués".

Sur la "communauté" européenne

La préconisation de Jean Quatremer est simple : "Il faut une Europe-marché et une Europe-puissance. Les citoyens s'y retrouveront beaucoup mieux (...) Le problème aujourd'hui du Parlement Européen, c'est qu"il est constitué de 28 petits parlements nationaux différents".

Y a pas de peuple européen pour l'instant, faut quand même pas se raconter des histoires !

Sur le rôle des Euro-députés

"Le seul moyen de casser cette logique nationale, ce serait que les listes ne soient pas faites par des partis nationaux mais par des partis européens", explique Quatremer :

Ça sert à rien de travailler à Bruxelles aujourd'hui pour faire un deuxième mandat, il faut aller faire du charme à Paris. C'est comme ça qu'on se retrouve avec des gens comme Rachida Dati, Michèle Alliot-Marie...des tas de gens qui ne font rien à Bruxelles et qui doivent tout à leur parti national !

Et Jean Quatremer cite l'exemple allemand, où l'on "demande, dès le départ, de choisir entre une carrière de député national ou de député européen".

Et qui domine le Parlement Européen aujourd'hui? Ce sont les Allemands

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