Le ministre de la Cohésion des territoires répond aux soupçons de conflits d'intérêts dont il fait l'objet, il est l'invité de Patrick Cohen.

Richard Ferrand en mai 2017
Richard Ferrand en mai 2017 © AFP / CHARLY TRIBALLEAU

Richard Ferrand est sur la sellette dans une affaire de transaction immobilière

Richard Ferrand : "Je ne suis pas un faux-cul. La justice est souveraine. j'ai répondu à toutes les questions des journalistes. Il est normal que des comptes puissent être demandés. Je porte une idée du retour à la confiance ; il y a des soupçons de duplicité et de vénalité. je pense aux auditeurs qui pourraient être déçus. On met en cause des choses qui datent de 2009. Aujourd'hui je suis dans une autre temporalité et dans d'autres fonctions."

Pense-t-il que cette attitude n'est plus acceptable aujourd'hui comme le dit le Premier Ministre ?

Richard Ferrand : "Il n'y a que la justice qui puisse lever le soupçon. Il faut la respecter. Le procureur de Brest indique qu'il n'y a pas matière à poursuivre suffit-il ?"

Ne faudrait-il pas une enquête ?

Richard Ferrand : "Le procureur de Brest a répondu. Tout ce que j'ai fait est légal public et transparent. J'ai tout donné. Suis je honnête ? Oui."

L'affaire immobilière

Richard Ferrand : "Il s'agit du fait que les Mutuelles de Bretagne, dont j'étais directeur général, cherchait un lieu dans le coeur de Brest. Dans le même temps ma compagne cherchait des locaux. En 2010, le 23 décembre, ma compagne était en vacances, il fallait bloquer l'affaire. On m'a dit qu'il fallait signer un acte pour bloquer la vente. Je le fais par précaution je fais préciser que les Mutuelles ne sont pas engagées dans cet achat."

A-t-il échangé avec le président Macron ?

Richard Ferrand : "Il m'a chaleureusement salué et encouragé sur le beau chantier de la cohésion des territoires. J'ai ma conscience pour moi. Le doute est un poison. C'est pour ça que je viens répondre à vos questions".

Richard Ferrand doit-il sortir de la scène politique pour préserver la politique d'Emmanuel Macron ?

Richard Ferrand : "Je suis à la disposition du Premier Ministre et du Président de la République. Ils m'ont fait l'honneur de me demander d'être ministre. Je travaille d'arrache-pieds. Je suis mis en cause par des enquêtes journalistes qui créent un tintamarre médiatique. Je ferai campagne pour aller chercher la légitimité populaire".

L' embauche de son fils comme assistant parlementaire

Richard Ferrand : "Contrairement à M. Fillon je ne suis pas mis en cause par la justice. Au sujet de l'emploi de mon fils, je rappelle qu'un parlementaire sur 5 travaille avec un membre de sa famille. Pour ma part, ça a duré 4 mois pour 1266 euros par mois, pour faire un remplacement au débotté."

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