Le député LR des Yvelines est candidat à la présidentielle, hors primaire. Il est l'invité de Marc Fauvelle.

Henri Guaino, 2016
Henri Guaino, 2016 © AFP / Stéphane de Sakutin

"Il est temps de marquer une pause dans cette dérive vers le libre-échange vu comme une religion", prévient Henri Guaino, pour qui la signature du traité Ceta entre l'Union européenne et le Canada. "On voudrait que le monde soit tellement lisse d'un pays à l'autre, qu'il n'y ait plus de barrières juridiques ou normatives, pour que le commerce se développe le plus rapidement possible".

Cela pose, selon lui, un problème important de démocratie : "Aucune majorité n'a le droit de dessaisir pour l'avenir les majorités futures : or si vous vous insérez dans un réseau de contraintes très fortes, vous ne pouvez plus, à l'arrivée d'une nouvelle majorité, proposer un nouveau contrat social".

Le député des Yvelines déplore la mise en place, dans ce traité, d'un nouvel arbitrage supranational qui prendra la forme d'un tribunal arbitral : "Autant fermer les parlements nationaux et laisser les tribunaux décider pour tout le monde !" lance-t-il.

Sur la crise migratoire, Henri Guaino reconnaît qu'on "ne peut pas ne pas accueillir de migrants", mais qu'ils "ne sont les bienvenus nulle par" : "on ne va pas contre le peuple", explique-t-il, rejetant la solution des centres d'accueil en région. Quant à la question précise de Calais, l'ancien conseiller de Nicolas Sarkozy assure qu'il faudrait dénoncer les accords du Touquet et renvoyer les réfugiés en Angleterre.

"Ils ne veulent pas rester : mettez-les à Lyon, ils reviendront à Calais ! Ils veulent aller en Grande-Bretagne".

"La primaire fabrique le candidat d'un camp"

Henri Guaino est candidat à l'élection présidentielle, mais il ne passera pas par la case primaires. "Deux primaires, une à droite, une à gauche, vont faire un hold-up sur la présidentielle", dénonce-t-il, assurant qu'il ira "se promener" le jour de la primaire de la droite et du centre. Lui qui n'a pas obtenu les parrainages nécessaires, il explique que "tout le système est fait pour empêcher qu'il y ait des petits candidats".

"Si on veut gagner, il faut s'adresser à tout un peuple. On ne peut pas gagner avec une partie de son camp, ni même avec tout son camp. Or la primaire fabrique le candidat d'un camp. Si on veut diriger la nation, il faut s'adresser à toute la nation", explique Henri Guaino, qui réfute totalement l'idée des primaires.

Mais alors, que reste-t-il de commun entre Henri Guaino et Les Républicains ? "Avec les militants beaucoup, avec les notables pas grand-chose". Et pour l'heure, il ne dit pas s'il votera Hollande en cas de second tour face à Marine Le Pen : "Je suis contre le front républicain, je l'ai toujours été", explique-t-il.

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