Thierry Mandon, ancien secrétaire d'Etat à l'enseignement supérieur, est l'invité de Nicolas Demorand à 8h20. Il répond aux questions des auditeurs à partir de 8h40.

Le gouvernement a présenté lundi son "Plan étudiant" visant à réformer l'accès aux études supérieures et l'orientation des étudiants pour renforcer la réussite scolaire. Une réforme qui passe par une nouvelle sélectivité, sous forme de prérequis et de remise à niveau, pratiquée par des universités dès la rentrée 2018.

Pour Thierry Mandon, qui salue au passage la réforme, le gouvernement va "beaucoup trop vite". Face aux nouvelles mesures qui vont s'appliquer dès le prochain semestre pour les futurs bacheliers, l'ancien secrétaire d'État craint une confusion de la part des présidents d'université qui, face à la disparition du système APB, devront chacun monter leur propre système, rompant avec le principe d'égalité.

Car si APB était décrié, le système avait le mérite de traiter tous les élèves selon un algorithme. Si sélectionner ses étudiants n'est pas "un gros mot" pour notre invité, un problème demeure : celui à venir d'exigences hétérogènes d'une université à l'autre.

Interrogé par un auditeur sur la sélectivité déjà existante à l'IUT où, affirme ce maître de conférences, un étudiant sur quinze seulement est admis, Thierry Mandon a salué la refonte du premier cycle universitaire pour s'adapter aux candidats qui n'auraient pas été pris dans la filière de leur choix.

A Frédéric Métézeau, chef du service politique, qui lui rappelle qu'Emmanuel Macron souhaite redonner ses lettres de noblesse à l'apprentissage, Thierry Mandon approuve et appelle les entreprises françaises à s'investir "pleinement" pour développer l'apprentissage.

Concernant les moyens, Thierry Mandon est plus critique. Les rallonges budgétaires annoncées par le Premier ministre Edouard Philippe et la ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche ne suffisent pas, a-t-il estimé. Lui juge qu'il faudrait non pas un milliard d'euros sur le quinquennat, mais un milliard par an.

Une absence de financement qui se répercutera, craint que cela n'aboutisse sur une hausse des frais d'inscription.

Les invités
L'équipe
Suivre l'émission
Nous contacter
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.