Quel avenir pour le marché unique européen alors que le Traité de Maastricht fête ses 25 ans et n'a jamais semblé aussi en danger.

Le Parlement Européen de Strasbourg
Le Parlement Européen de Strasbourg © Maxppp / Jean-Pierre Amet

Frédéric Farah est professeur d'économie et chargé de cours à la Sorbonne-Nouvelle :

25 ans plus tard, l'Europe une grande ambition qui aboutit à un échec relatif. Ce devait être une Europe des citoyens, or aujourd'hui il y a une rupture entre les 500 millions d'Européens et leurs dirigeants. L' Europe sociale ne vient pas. L' espérance est déçue, pour ne pas dire d'avantage. Il y a eu une méthode de petits pas, d'avant 1992, que l'on n'a pas su renouveler.

Le dogme des 3% n'est pas scientifiquement indiscutable. On en a fait une religion que personne n' a pas respecté cela. On a donc fait de la "créativité" comptable pour y arriver. En France on a raison de vouloir s'en affranchir. La France fait le plus gros effort militaire de défense.

La fiscalité est devenue un levier de concurrence entre les états, avec deux paradis fiscaux, l'Irlande et le Luxembourg qui siphonnent les finances des voisins. Par ailleurs, c'est comme si on avait un euro nord et un euro sud, y a-t-il encore une monnaie unique ?

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